ARCHIVES BLOG


DECEMBRE 2010


La sensation choc


Alors avant toute chose, bien évidemment je ne cautionne pas le traitement infligé aux animaux à fourrure.

 

Ceci étant dit, mes yeux se sont posés à tout hasard sur une fourrure dans la boutique du palace où je travaille. Et machinalement, ma main a suivi.

Et là, le choc!

 

Une douceur incroyable, incomparable, allant bien au delà de ce que l'on pourrait imaginer. La sensation est tellement géniale que je pourrais passer ma journée à caresser cette matière, à m'y frotter (euh... sans le côté pervers hein...), à la toucher.

Etant tellement subjugé par cette suavité, cette finesse étonnante, je me dis qu'après tout, il faut parfois se faire plaisir et même si le prix ne doit pas être donné, l'investissement en vaut la peine.

 

Je me renseigne donc auprès de la vendeuse (qui m'apprend qu'il s'agit de la fourrure d'orylag) (variété de lapin née de la recherche scientifique française) (pauvre bête):

"Oui, vous avez tout à fait raison, cette fourrure est sensationnelle. Le prix du plaid est de 9000 €."

"Ah oui quand même... Et la petite peluche, là?"

"Ce produit est largement moins cher. La peluche est à 2 100 €."

"D'accord..."

J'ai fait semblant de réfléchir une seconde et demi puis je suis allé m'acheter un T-Shirt en coton.


Le chouchou de la guigne


Parfois, la guigne, pour tuer le temps, décide de se pencher sur quelqu'un et de passer un petit moment en sa compagnie.
Et cette fois-là, elle m'avait choisi.


Tout a commencé lorsque je voulus envoyer un texto avant de me coucher. En pleine écriture, mon téléphone s'éteint.
Bon, il est très vieux (mais j'y suis très attaché) et dans un état de délabrement avancé donc je me dis qu'il a besoin d'une bonne nuit de repos.
Le lendemain matin, je me réveille mais mon téléphone, lui, décide de prolonger son coma.
Après moultes tentatives de réanimation, la nouvelle tombe: sa mort est officielle.
Je décide donc de mettre rapidement un mot sur facebook avant de partir au boulot pour signaler que je ne suis pas joignable.


Et là, surprise, mon ordinateur, prit d'un soudain élan de solidarité, décide de faire la grève et refuse de s'allumer sans raison apparente (à part la guigne bien sûr).
Agacé par la technologie, je vais prendre ma douche matinale avant d'être en retard.

 

Evidemment, la suite est logique: coupure d'eau chaude.


Le lendemain (dimanche) matin, je bosse à 8h (déjà, moyennement cool). Arrivé au métro, j'apprends non sans un certain désappointement que pour cause de travaux, ma ligne est exceptionnellement fermée. Soit.

 

C'était une journée où il faisait extrêmement froid, il neigeait des flocons gros comme des ballons (oui bon, je suis marseillais, j'ai le droit d'exagérer un peu...). Or, le dimanche, la personne chargée de faire des courses pour nos richissimes clients n'est pas là. Il fallait donc envoyer quelqu'un, je vous laisse deviner qui.

J'ai passé ma journée sous la neige, avec de l'eau glacée dans les chaussures. Et croyez-moi, c'est pas tout confort.

 

Vient ensuite le moment de prendre mon train en direction de Marseille pour passer les fêtes en famille. Bon, on est en pleine période de grève et quelques trains sont retardés. Jusque là, rien d'anormal. Une fois sur place, je constate que les retards concernent une minorité de trains et que ceux-ci n'excèdent pas le quart d'heure. Sauf le mien qui a 30 minutes. Admettons.

Le problème, c'est qu'une fois la demi-heure passée, ces coquins de la SNCF ont rajouté une heure supplémentaire.

Après une une heure et demie d'attente dans un froid polaire, je m'apprête à me diriger vers mon train. C'était sans compter sur cette annonce signalant 40 minutes de retard en plus sur ce seul et unique maudit train de l'enfer.

Bref, après 2h10 d'attente, me voilà enfin installé et après plusieurs minutes nécessaires à la décongélation, je pouvais enfin souffler un peu.

 

Vint ensuite le grand classique de "Anthony dans le train", à savoir -et c'est une règle de base- que je suis dans l'obligation de faire le voyage entouré de gamins capricieux, bruyants, déchaînés et infatigables.

Cerise sur le gâteau, un voisin qui se râcle la gorge toutes les trois minutes et dont j'ai remarqué qu'il avait la fâcheuse manie de me fixer lorsque j'avais la mauvaise idée de tourner mes yeux de son côté.

 

Par contre, bonne nouvelle, le train n'a pas déraillé contrairement à mes prévisions.

Bon mais sinon tout va bien dans la vie, hein...

Juste 48h de guigne quoi...


R.I.P. Old Man


Mon vieux Nokia 3120 n'étant plus, plusieurs personnes ont eu la gentillesse de me proposer un téléphone de substitution avant l'arrivée du nouveau.

Forcément, puisqu'ils sont là pour dépanner, les téléphones proposés sont des "antiquités" selon les propres dires des âmes prêteuses.

Et ce qui est triste dans l'histoire, c'est que les fameuses épaves qui moisissent dans un tiroir sont toutes plus récentes et en meilleur état que feu mon téléphone de coeur...


Faîtes le mur


Grâce au film-documentaire Faites le mur sorti plutôt discrètement au cinéma, j'ai pu découvrir avec plaisir le street art et notamment son artiste le plus connu, le paradoxalement mystérieux Banksy.

 

Ce génie n'est pas un pochoiriste/graffeur ordinaire. Ces oeuvres ont toujours un sens et souvent un message ou de l'humour.

 

Il est, par exemple, entré dans l'enclos des Manchots du zoo de Londres et y a peint en lettres de 2 mètres de haut « We're Bored of Fish » (« On en a assez du poisson »).

Ou encore il a réussi à placer des oeuvres factices dans certains des plus grands musées du monde.

 

Mais là où il a quand même fait très fort, c'est lorsqu'il a réalisé en toute discretion certaines oeuvres (les dernières de la galerie ci-dessous) sur le mur de Gazza afin de redonner espoir aux palestiniens.

 

Respect l'artiste.


Nouvelle Fournée


Durant cette année 2010, je me suis pris plus que jamais de passion pour la lecture et j'enchaine les romans avec grand plaisir.

A tel point que j'y pense régulièrement et me renseigne auprès de personnes ou de sites internet pour préparer mes futurs achats.

 

Ma liste s'agrandissait donc de jour en jour et je pensais constamment (oui j'ai des obsessions bizarres parfois...) au moment où j'allais dévaliser le Virgin des Champs Elysées (j'adore son coin librairie).

J'y allais même de temps en temps pour le plaisir de s'y balader mais je me retenais d'acheter avant d'avoir écoulé la fournée précédente.

 

Ce jour est enfin venu (délivrance psychologique!) et je suis donc revenu avec, dans ma besace: 

- Des souris et des hommes (Steinbeck),

- L'écume des jours (Vian),

- Pourquoi j'ai mangé mon père (Lewis),

- Lorsque j'étais une oeuvre d'art (Schmitt),

- L'alchimiste (Coelho),

- Le grand secret (Barjavel),

- Hygiène de l'assassin (Nothomb)

- Stupeur et tremblements (Nothomb),

- L'étranger (Camus),

- Extrêmement fort et incroyablement près (Safran Foer),

- Guide de survie en territoire zombie (Brooks)

- Replay (Grimwood) (déjà lu mais tellement génial qu'il fallait absolument que je le possède).

 

Bref, il y a de quoi lire. Mais la future liste est en cours de préparation...