BLOG 2011


Vous l'aurez compris, j'aime écrire et partager des anecdotes, des sensations ou des avis. L'idée de poster de temps à autre un petit article s'est donc imposée avec la création de ce site perso.


DÉCEMBRE 2011


En vrac

 

* En cette fin d'année 2011, j'ai décidé de me lancer dans l'élaboration de cookies.

Et je suis très content du résultat. Malgré les blagues de mon turbo-four, ils se sont révélés excellents, moelleux et croustillants à la fois.

La bonne nouvelle, c'est que mes cookies choco-coco cramés n'ont pas le goût du cramé.

La mauvaise nouvelle, c'est que mes cookies choco-coco cramés n'ont pas le goût du coco non plus.

A noter que j'ai inséré du chocolat fondu dans le cœur des cookies et que c'est pas mal du tout.

Prochaine tentative: mettre du miel et/ou de la confiture. Ouais.

 

* Le 31 décembre 2011 ne marquait pas seulement le dernier jour de l'année mais également la dernière de ma pièce "La Nostalgie de Dieu" à la Comédie Contrescarpe à Paris, après cinq mois de bons et loyaux services et quelques 80 représentations.

Et comme le veut la tradition des dernières, des blagues plus ou moins visibles du public se sont glissées dans la pièces.

Parmi les non-visibles, de la vodka pure à la place de l'eau pour mon partenaire ou ce très subtil dessin glissé par la metteur en scène dans mes accessoires de psy (puisque je joue un psy dans la pièce):

Puis histoire de m'achever, une photo de moi peu valorisante s'est affichée en plein spectacle sur écran géant pendant un atelier du "psy".

Allez garder votre sérieux après...

 

* Alors certes je ne m'intéresse absolument pas aux sports automobiles. Mais il y a tout de même un truc qui me turlupine dans l'actualité de cette discipline:

Figurez vous que le Paris-Dakar 2012 part d'Argentine pour finir au Pérou, en passant par le Chili.

D'où le nom Paris-Dakar. Logique.

 

* Aujourd'hui j'ai failli réaliser un rêve. Failli seulement. Bon c'est pas bien grave en même temps, c'est pas comme si c'était un des rêves les plus fous.

Toujours est-il que depuis le temps que je voulais essayer un combat de sumos en accoutrements adaptés, j'ai partiellement réussi.

Je me suis donc retrouvé en costume de sumos mais malheureusement, au grand dam de mon âme d'enfant, le combat était impossible avec ce type de déguisement.

 

* Enfin, je terminerais par cette citation de Romain Gary:

« Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer. »

 


Les joies des courses de Noël

 

L'an dernier, comme les années précédentes, je me suis dit: "l'an prochain, je serai moins con, je m'y prendrai un peu à l'avance pour les courses de Noël."

Résultat, nous voici le 23 décembre au soir, à faire une heure de queue à une caisse du Virgin qui n'avance désespérément pas, en attendant la suite des hostilités le lendemain en journée pour les courses (poursuites) de la dernière chance.

Et là, je me dis: "l'an prochain, je serai moins con, je m'y prendrai un peu à l'avance pour les courses de Noël."


Les absents peuvent avoir raison aussi parfois hein...

 

J'ai vécu un phénomène étrange ces derniers temps: j'ai vu trois films français au cinéma et dans aucun d'eux il n'y avait Kad Mérad ou Mélanie Laurent... 

Comme quoi, tout est possible hein...

(attention, c'est pas que je ne les aime pas (je m'en fous pas mal à vrai dire) mais le fait de les voir dans neuf films sur dix, c'est un peu agaçant quoi...)

Bon y avait deux fois François Cluzet mais on lui pardonne.


Traduction bizarre

 

Je sors de la projection du film Time Out. Film dispensable au demeurant. Ce qui nous intéresse ici n'est pas la qualité de l’œuvre mais son titre. En effet, j'ai eu la surprise lors du générique de début de voir le titre original et celui adapté à la France.
Alors "traduire" un titre anglais par un autre titre anglais passe encore, bien que l'intérêt ne me saute pas au yeux. Mais adapter un titre en gardant la langue d'origine ET en inversant complètement le sens, ça m'échappe complètement.

In Time est donc devenu Time Out en traversant l'Atlantique. Allez comprendre....

 

Remarquez ça passe toujours mieux que les affreuses traductions françaises des films au Québec.

Tuer Bill, Fiction Pulpeuse, Les Hommes en Noir (je ne vous ferai pas l'insulte de vous révéler les titres mondiaux pour les 3 premiers), Rapides et Dangereux (Fast and Furious), Danse Lascive (Dirty Dancing), Air Bagnards (Les Ailes de l'Enfer), Mon Fantôme d'Amour (Ghost) (!!!) ou encore pire... Le Poireau d'Hercule (???!!!).


Il faut bien une première fois

 

Je ne pense pas avoir mauvais goût (normal me direz-vous, je ne suis pas très objectif) en matière de filles et pourtant, en règle générale, à chaque fois que j'ai été amené à regarder l'élection de Miss France durant ma trentaine d'années de vie sur Terre et que je flashais sur une, je pouvais être certain qu'elle ne ferait pas long feu dans le concours.

Vous pensez bien que j'étais indigné que la France entière se trompait et que j'étais le seul à déceler tout le potentiel de ma chouchou.

Hé bien une fois n'est pas coutume, cette session 2012 aura fait mentir la désobligeante tradition!

Étant particulièrement sensible au charme singulier des séduisantes rousses (oui, bon, même si dans le cas présent ce n'est pas naturel) (mais quand même), je ne peux que valider le choix des Français! Delphine Wespiser allie le charme à la simplicité et fait une entrée fracassante dans ma catégorie "Chouchous"!


NOVEMBRE 2011


SALMAAAA!

 

J'ai vu Salma Hayek à l'hôtel.

C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Il faut savoir que pendant mon adolescence, j'étais super fan de ce petit bout de femme libano-mexicain.

Alors certes, ce n'était pas la première fois que je la voyais. J'ai eu la chance de lui baiser (on se calme, on lit la suite) la main (si si) à Cannes il y a une dizaine d'années de cela, en pleine période de ma Salmania. Puis j'avais assisté à la FNAC des Halles à une interview d'elle et de (dans le genre bonus pas dégueu) Penelope Cruz pour la sortie du peu fameux Bandidas.

Bref, c'était donc avec un certain plaisir que je vis mon ex-idole, toute pimpante et au meilleur de sa forme du haut de ses 45 ans (quand même).

Pour la petite histoire, elle a fait une légère chute à la sortie de l'hôtel, chute qui a fait le tour des tabloïds du monde entier. De là à penser que c'est la conséquence d'un trouble que lui provoqua un groom de l'hôtel, il n'y a qu'un pas... que je ne franchirai malheureusement pas...


Extraits de tractage

 

Tracter pour faire la promotion des pièces n'est pas mon moment préféré du métier de comédien, vous vous en doutez. Entre les vents, les gens désagréables, les vents et les vents, on a souvent du mal à se retenir d'en étrangler un ou deux pour se soulager.

Mais de temps à autre, on a quelques originaux.

Pour "La nostalgie de Dieu" par exemple:

 

_ Vous vous moquez de Dieu?

_ Pas du tout monsieur. On rit de la religion, des hommes, c'est du dixième degré mais ça reste un texte intelligent.

_ On ne rigole pas de Dieu.

_ Il faut rigoler de tout.

_ Mais pas de Dieu.

_ Pas de tout alors?

_ Vous êtes un suppot de Satan.

_ Ah carrément?

_ Vous êtes en train de vous faire pervertir par le Malin, d'être attiré par les entrailles de l'enfer...

_ Euh... Ne nous en emballons pas non plus... Je suis surtout comédien dans une pièce de théâtre humoristique...

 

ou encore une mamie:

_ Bonjour madame, c'est pour vous proposer une pièce de théâtre très drôle, à la Comédie Contrescarpe, 5 rue Blainville à 19h...

_ Où ça?

_ A la Comédie Contrescarpe, 5 rue Blainville, juste ici.

_ Aaah... C'est quoi?

(je lui explique tout, le pitch, etc)

_ Mais où ça?

_ Comédie Contrescarpe, 5 rue Blainville.

_ D'accord. Mais c'est quoi?

(explication bis, le retour)

_ Et c'est où?

(x3)

...


Royal Republic en concert!

 

Mon coup de cœur musical de ces dernières semaines, Royal Republic, un groupe de rock suédois ultra sympathique, a eu la bonne idée de se produire pas loin de chez moi à la Flèche d'or. La mauvaise idée était que le concert commençait pendant que j'étais sur scène mais Dieu étant parfois charitable, il fit commencer le concert avec une heure de retard, récompensant ainsi mes multiples sprints à travers les métros (et ses deux changements) et ruelles, pour arriver, en nage certes, mais avant que mes nouveaux protégés commencent leur show.

Et le résultat fut à la hauteur de mes attentes: une pêche incroyable, une joie d'être là communicative, des chansons géniales (Full Steam Spacemachine, Underwear, Tommy-Gun ou encore The President's daughter) et un chanteur au charisme indéniable, ayant une bonne gueule et une tonne de mimiques délirantes.

Ouais, je vais les suivre d'un œil (d'une oreille surtout) attentif ces quatre zigotos là...


Mon Dieu les gens...

 

* Les gens sont cons. Bon je ne vous apprends rien. Mais certains sont encore plus cons que le moyennement con (forcément, il en faut). Par exemple, ce (gros con de) client de 250 kilos (bon là c'est mon côté marseillais et énervé qui prend le dessus) (mais les 150 ne sont sûrement pas loin d'être atteints) (c'est fou comme j'aime bien les parenthèses quand même) après qui je rentre dans l'ascenseur.

Celui-ci se trouve à 4,5cm du bouton d'ascenseur, je rentre péniblement avec ma dizaine de sacs de shopping de luxe à monter en chambre (et c'est pas facile d'essayer de se donner une certaine contenance avec tous ces sacs, lourds et encombrants). Et là, il dit en regardant droit devant lui: "Four, please".

Je jette un œil vers lui avec un sourire genre "t'es pas sérieux mon salaud?".

Il était sérieux le salaud. "Four please".

Il n'avait qu'à allonger le petit doigt et il l'atteignait son étage "four".

Mais non, j'ai dû poser laborieusement tous les sacs pour extraire mes bras et appuyer sur son bouton.

"Four please".

(Il est con ou quoi? Je viens d'appuyer sur ton "four" abruti!)

"Four please".

"Yes, I pushed on the fourth floor sir" (avec un accent messieurs dames, je ne vous raconte pas...)

"Four please".

(Non mais il le fait exprès c'est pas possible?!)

"Four please".

(Bon soit il est complètement demeuré soit c'est un cyborg en révision)

"Four please".

(Bon alors c'est bien qu'il soit poli avec ses "please" ce troglodyte mais il commence à me les briser sévère!)

"Four please".

A partir de là, j'ai décidé de faire comme si de rien n'était et de l'ignorer. Bon ça ne l'a pas empêché d'enchainer quelques "four please" supplémentaires jusqu'à ce fameux quatrième étage. Puis il est sorti comme une (grosse) fleur (pas belle la fleur).

 

* "Bonjour madame, voici ce que vous avez demandé".

"Parlez doucement, mon mari dort."

"Ah d'accord, pas de problème, je dois y aller".

"Non, écoutez, il ronfle".

"Ah...."

"Écoutez."

(Non mais qu'est-ce que tu veux bien que ça me fasse mamie que pépé ronfle?!) "Ah oui, effectivement, il ronfle".

"Vous avez vu, il ronfle hein?"

"Euh... oui... il ronfle oui... Bon..."

"Écoutez! Écoutez!"

.............

"Il ronfle!"

"Oui ben ça arrive hein..."

"Écoutez le, vous avez vu comme il ronfle."

"Oui, madame, oui..."

Je vis sur une planète de fous furieux.


OCTOBRE 2011


Trucs à la con.

 

J'ai un problème avec les trucs à la con, c'est que quand ils sont vraiment très cons je flashe dessus. En cherchant un cadeau à la con pour l'anniversaire d'un ami, j'ai eu deux coups de cœur à la con dans lesquels j'ai investi: un mug rubik's cube (!) et surtout Petronille la chenille (c'est moi qui l'appelle comme ça, ses cousines en magasin n'ont pas de nom) (les pauvres). Bon alors si son charisme ne saute pas aux yeux de prime abord, il faut lui reconnaître d'autre qualités. Petronille la chenille est agréable au toucher avec ses tas de petits poils en plastique qui chatouillent, ses antennes sont élastiques et son corps peut faire office d'anti-stress. Bref, un post à la con mais je tenais quand même à vous les présenter.


Le non-flash.

 

Bon ben Steven Spielberg n'a semble t-il pas eu de révélation en me croisant en costume de groom.

Bah il venait faire la promotion des "Aventures de Tintin", il pourrait lui prendre l'envie de faire "Les aventures de Spirou".

Bon là en l’occurrence les aventures du cousin éloigné de Spirou, plus grand, plus mat, plus marseillais et moins roux...


La mission

 

A peine arrivé au travail:

"Anthony, il y a une course à faire pour un client."

Jusque là rien d'anormal.

"Une poupée gonflable."

Hmm hmm...

"Pour les hommes qui aiment les hommes..."

Ah...

 

"Ça te dérangerait d'aller en acheter une ainsi que des sous-vêtements masculins coquins un peu kitschs? Il n'y a personne qui ose y aller. C'est pour un client qui veut faire une blague (moouuiiiii, on la connait tous celle là...)"

"Non, pas de soucis."

Et me voilà donc en route pour le Sexodrome, cet espèce d'immense sex-shop sur trois étages en plein Pigalle.

Y aller accompagné pour rigoler ou acheter un (imposant) accessoire pour l'anniversaire de Marif, ça passe tout seul. Demander seul le rayon des poupées gonflables en est une autre.

 

_ Bonjour madame, où est-ce que je pourrais trouver les poupées gonflables svp?

(à noter que la madame en question était toute ravagée et portait un minimum de tissu sur elle)

_ Tu préfères pas que je te fasse un show?

_ Non, merci!

_ Une danse rien que pour toi?

_ Non plus.

_ Je te fais un massage si tu veux...

_ (PLUTÔT MOURIIIIIR!!!!!) Non, merci, c'est gentil... Et puis je travaille là...

_ Il faut joindre l'utile à l'agréable. Et si tu ne travaillais pas?

_ (Hum... Comment ne pas la vexer?) ........... (Bouarf, je vais rire bêtement) Héhé... Bon et ces poupées?

_ Va voir à l'étage.

_ A l'étage? Hum... Y a écrit projections vidéo et cabines. Normal?

 

Je sentais bien que c'était pas une bonne idée, l'étage. Après avoir parcouru quelques couloirs tapissés de nombreuses photos pour le moins explicites, je traverse le rayon des films où les femmes ne sont pas totalement des femmes, croise une belle brochette de serial killers potentiels et entend des bruits à couper l'appétit sortir des dites cabines. Tout ça pour m'entendre dire que, comme je le pressentais, je n'étais pas au bon endroit et en profitais donc pour m'éclipser dare dare au rez-de-chaussée, là où les gens ont une tête un peu plus normale.

 

Après avoir trouvé un nouveau vendeur et m'être concentré trois bonnes minutes pour ne pas rire de la situation, je me lance:

_ Bonjour, qu'est-ce que vous avez en poupée gonflable masculine? (bon, impossible de ne pas s'empêcher de sourire hein...)

_ Nous avons Big John le cowboy, nous avons l'ouvrier et enfin le gladiateur. Qu'est-ce que vous recherchez?

_ Hum... Je ne sais pas vraiment, ce n'est pas pour moi...

_ Oui, ils disent tous ça... (ouais, forcément...) Le gladiateur est un peu plus cher mais il a la bouche vibrante et la langue très douce, le gode de 18 cm vibre aussi et la partie anale est très réussie.

 

Après ces arguments chocs, vous vous en doutez, le choix s'imposait.

Je suis donc passé à la caisse avec Bigus Dickus (je n'invente rien) le Gladiateur, un caleçon en filet de pêche, un slip laissant les fesses apparentes et un autre en forme de feuille de vigne.

Croyez le ou non, je n'étais pas mécontent d'avoir un sac plastique opaque.

 

Et en attendant ma facture, j'ai vu passer plusieurs personnes à la caisse dont un bon petit papy qui s'achetait un DVD de lesbiennes, une jeune femme qui s'offrait un truc du genre "Anal destruction vol.7" et un pauvre fou qui a lâché 100€ pour assister à un show de la fameuse strip-teaseuse la moins sexy (pour rester gentil) de la planète.

 

Ah et il faut que je vous fasse part de mon coup de cœur sucette:


Succès = Prolongation!

 

Si l'aventure "Un dernier verre?" a pris fin très récemment, ce n'est pas le cas de "La nostalgie de Dieu" puisque nous avons la chance d'être prolongés, toujours à la Comédie Contrescarpe, 5 rue Blainville 75005, du mercredi au samedi à 19h et ce, jusqu'à la fin de l'année.

Et comme Dieu est grand, c'est tarif réduit pour les moins de 33 ans...

 

 

Par contre, la reprise de "La nostalgie de Dieu" ne semble pas faire que des heureux.

En témoigne la surprise découverte par dessus certaines de nos affiches:

La réplique ne s'est donc pas faite attendre:


Elle ne me lâchera jamais

 

Comme je vous l'ai déjà expliqué précédemment, je suis frappé constamment par une vieille malédiction chaque fois que je prends le train.

Et mon retour à Paris n'a pas dérogé à la règle: avec à côté de moi, un jeune qui mange McDo (toujours agréable cette odeur dans un train), devant une dame qui gueule au téléphone comme si elle était seule au monde et derrière un type qui regarde son film sans écouteurs (normal, on est en IDzen hein...), je me disais que le trajet partait sur les chapeaux de roue.

Et pourtant, le pire était à venir: en effet, lorsque le jeune bouffeur de McDo s'éclipsa quelques minutes, une dame d'une quarantaine d'années vint lui subtiliser sa place pour s'installer à côté de moi.

Passons sur la dispute au retour du McJeune, la dame réussit à avoir gain de cause en prétextant qu'elle était malade et fatiguée.

J'allais donc passer près de deux heures et demi en compagnie de cette dernière. Et là, ce fut un festival:

- effectivement, elle était malade puisqu'elle toussait régulièrement (sans mettre la main devant la bouche, hein, à quoi bon?),

- elle était incapable de rester en place et changeait de position toutes les trois secondes,

- elle lisait (l'historique de) ses textos à haute voix,

- elle regardait des polaroïds de mecs torse nu (???!!!),

- elle me faisait des confidences (en me mettant la main sur la jambe) mais avec une voix tellement sourde que je ne captais pas un traître mot à ce qu'elle disait (du coup, obligé d'adapter mes mimiques aux siennes pour avoir l'air de suivre),

- elle s'étalait et dépassait allègrement la limite de l'accoudoir (malgré les petits coups de coude "involontaires" pour qu'elle comprenne),

- et pour ne rien gâcher, elle ne sentait pas bon.

Ah et j'ai aussi eu la bonne surprise de la voir m'observer lorsque j'ouvris subitement les yeux après une tentative infructueuse de sieste...

 

Vivement le prochain voyage!


La fin d'une époque

 

Hé oui après presque deux ans et soixante-dix représentations, nous avons bu notre dernier "dernier verre" en ce samedi 1er octobre 2011. Plusieurs salles à Paris, un formidable festival d'Avignon 2010, Moissac, les Deux Alpes et pour finir en beauté Marseille, ont été les lieux où nous avons joué cette succulente comédie noire.

Des moments inoubliables pour une troupe qui ne l'est pas moins, une superbe aventure humaine où les fous rires (dont quelques uns sur scène...) ont côtoyé les clashs vite oubliés, les colocations mouvementées et tout un tas de petits moments de belle complicité.

Merci donc à Lætitia d'avoir mené ce projet à bien, merci à tous ceux qui ont composé cette troupe et aux nombreux spectateurs venus nous soutenir (de nombreuses fois pour certains!)!


Septembre 2011

"L'enfer, c'est les autres"

 

Pourquoi sacré Bon Dieu, CHAQUE FOIS que j'ai la possibilité de faire une grasse matinée, il faut SYSTÉMATIQUEMENT qu'un des voisins utilise dès le matin et pour une durée interminable sa perceuse ou son marteau ou décide de changer toute la disposition de son mobilier en prenant soin de bien faire tout trainer au sol?!


AOût 2011

La nostalgie de Dieu

 

Enfin! Après plusieurs mois de d'apprentissage de texte et de répétitions, "La nostalgie de Dieu" est enfin sur scène à la Comédie Contrescarpe! Il s'agit de l'adaptation théâtrale de deux bandes dessinées humoristiques et hérétiques de Marc Dubuisson.

La première s'est très bien passée, avec une salle pleine et réactive, que du bonheur, en espérant que ça continue comme ça...

Vous pourrez découvrir des planches inédites et les dates et numéros de réservation ci-dessous:


Nouvelle (x4) fournée!

 

Ça y est, la nouvelle fournée de bouquins est tombée et j'ai voulu tenter un peu des genres que je ne connais pas, à savoir le polar et la fantasy.

La liste est donc la suivante:

- La course au mouton sauvage (Haruki Murakami)

- Haute fidélité (Nick Hornby)

- La fée Carabine (Daniel Pennac)

- Bandini (John Fante)

- La vie devant soi (Emile Ajar alias Romain Gary)

- Un dernier verre avant la guerre (Dennis Lehane) -> le polar donc

- Plage de Manaccora, 16h30 (Philippe Jaenada)

- La petite fille de Monsieur Linh (Philippe Claudel)

- La planète des singes (Pierre Boulle)

- Les annales du disque monde - La huitième couleur (Terry Pratchett) -> fantasy

 

Sans oublier les cadeaux:

- La nuit des enfants rois (Bernard Lenteric)

- La démence du boxeur (François Weyergans)

- L'élégance du hérisson (Muriel Barbery)

- Les falsificateurs (Antoine Bello)

 

Sacré programme en perspective...


Oh sans déconner?!


I did it!

 

Par ce petit espace de libre expression, je tiens à m'auto-féliciter. Oui. Et ce pour une raison très simple: je suis arrivé au bout de la lecture de la nouvelle Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad.

Dit comme ça, ça n'a l'air de rien. Hé bien détrompez vous...

Pourtant considérée comme culte, cette œuvre, qui aurait inspiré Coppolla pour son non moins fameux Apocalypse Now, est une véritable torture à la lecture.
Deux amis l'ayant déjà lu m'ont confié qu'ils avaient abandonné en cours de route et m'ont conseillé d'en faire autant.
Extrêmement tentant je dois avouer.
D'autant que l'argument "des livres géniaux, il y en a des tas" est tout à fait recevable.
Mais non, j'ai pris sur moi et continué ma lecture jusqu'au bout.
La nouvelle n'est pourtant pas hyper longue mais cette impression permanente de lire sans lire est tout bonnement atroce. A aucun moment la lecture ne parvient à accrocher, à éveiller de l'intérêt et l'esprit saisit chaque occasion pour s'envoler et penser à autre chose. Du coup, lorsque j'attrapais ce dernier en flagrant délit de déconcentration/rêverie, j'essayais de revenir à l'endroit où j'avais décroché.
Bonne initiative dans l'absolu.
Sauf que j'avais beau revenir en arrière, je ne me rappelais jamais d'aucune des phrases précédentes et ce, sur plusieurs pages.
Embêtant.
Bref, je suis allé au bout, au cœur des ténèbres on peut le dire, je suis content d'avoir tenu même si ça n'a aucun intérêt.

Et vous l'aurez compris, ce n'est donc pas forcément une lecture que je conseille hein...

Sauf si vous voulez tester votre seuil de résistance à l'ennui ou si vous êtes un producteur de Koh-Lanta qui cherchez une nouvelle épreuve sadique...


Juillet 2011

Y a plus de saisons ma p'tite dame

 

Moi (le mec il commence son texte par "moi", v'là l'bouffon quoi) qui ai une sainte horreur de m'encombrer d'un parapluie, il me semble que c'est la première fois depuis que je vis à Paris, soit six ans (ouch!), que je m'équipe de la chose pour sortir.

Un 19 juillet.

Normal...


Miam!

 

Les champions vous le diront: il ne faut pas se reposer sur ses lauriers.

Fort de ce principe, il ne fallait pas que je me contente de ce glorieux titre auto-proclamé de "King of the quiche lorraine" (la classe, hein?) mais plutôt que je m'attèle à la tâche de trouver une nouvelle recette.

C'est alors que me vint l'idée d'une tarte:

Après avoir tapissé la pâte de moutarde, ajouter des morceaux de chipolatas et de courgettes préalablement chauffés, puis les tranches de tomate et enfin le fromage.

Pour couronner le tout, du sel, du poivre, de l'échalote et des herbes de Provence.

En conclusion, le résultat fut, n'ayons pas peur des mots, délicieux!


Check-list

 

 

 

 

Prendre l'ascenseur avec Liv Tyler en peignoir de bain, ça c'est fait...


Nouvelle (nouvelle nouvelle) fournée!

 

Enfin! Me voilà de retour de mon coin librairie préféré du Virgin Champs-Elysées et après réflexions et moults (redonnons lui sa chance à ce mot) va-et-vient (oui, c'est invariable, j'ai vérifié) dans les rayons, voici les dix heureux élus de ma liste "Nouvelle fournée de lecture":

 

- Le vieil homme et la mer (E. Hemingway)

- Les heures souterraines (D. de Vigan)

- Extension du domaine de la lutte (M. Houellebcq)

- Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (H. Murakami)

- La délicatesse (D. Foenkinos)

- Au coeur des ténèbres (Conrad)

- La lamentation du prépuce (S. Auslander)

- Maudit Karma (D. Safier)

- Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (M-A. Shaffer & S. Barrows)

- Wilt 1 ou Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore (T. Sharpe)


Mon précieux (pas précieux)!

 

Je ne sais pas si vous connaissez cette technique utilisée par quelques personnes mal intentionnées et dont j'ai pu observer la démonstration trois fois en une centaine de mètres sur l'avenue George V: au moment où vous (en général vous ressemblez énormément à un touriste japonais) passez, une personne (il y a de fortes chances qu'elle ait la tête de l'emploi) se baissera à côté de vous pour ramasser quelque chose par terre (comme si vous veniez de le faire tomber) puis viendra à votre rencontre. C'est alors qu'elle fera l'étonnée, vous montrera sa découverte (une pauvre bague en toc), clamera émerveillée "gold!" "gold!" et dans un élan de générosité vous remettra votre précieux... moyennant évidemment quelque récompense.

C'était amusant de voir à dix mètres d'intervalle trois charlatans tester leur cinéma et ramasser à chaque fois un truc dès qu'un asiatique ou un moustachu aux joues roses et la banane autour de la taille passait.

Je vous préviens donc: si on vous ramène une bague qui ne vous appartient pas, il y a de fortes chances pour que vous ayiez une tête de pigeon...


JUIN 2011


Le retour de vacances de la guigne

 

C'était par une de ces journées où la chaleur est accablante, pour ne pas dire suffocante.

Je m'engage avec un collègue dans le plus petit ascenseur de l'hôtel, accompagné d'un gros chariot rempli à ras bord de vingt sacs de shopping. Le chariot rentrait tout juste et on avait donc bien du mal à se trouver une place.

Après avoir bataillé, on réussit à tout faire rentrer, ça passait donc à condition de ne pas bouger. Il était d'ailleurs bien difficile de faire un mouvement tant les sacs, jusqu'à hauteur de visage, prenaient de la place.
Bref, vous l'aurez compris, pile le moment et les conditions où il ne faut surtout pas que l'ascenseur tombe en panne.

Hé ben devinez quoi?...


Falafel Fever

 

Il m'aura fallu attendre la fin de ma vingt-huitième année pour goûter enfin le falafel, spécialité culinaire très répandue au Proche-Orient constituée de crudités et de boulettes de pois chiches ou de fèves. Et quitte à se dépuceler, autant le faire bien: c'est donc dans l'inévitable rue des rosiers, chez le très modestement nommé "L'as du falafel" (un écriteau précise d'ailleurs qu'il est recommandé par Lenny Kravitz qui, c'est bien connu, est réputé pour être un fin critique en falafel) et après une queue d'une trentaine de personnes que j'ai pu m'adonner à cette dégustation. Vient alors le verdict, implacable: le falafel, c'est bon.


Katie Melua à l'Olympia

 

Katie Melua est hyper chou. C'est un fait. Mais là ne s'arrête pas la liste de ses qualités. Parmi ces dernières, la seule dont je sois absolument certain, c'est qu'elle possède une voix magnifique, douce et reposante. Ce fut donc un plaisir de la retrouver à l'Olympia et d'entendre en live des chansons que j'adore comme "If you were a sailboat", "Nine million bicycles", "I'd love to kill you" et bien d'autres...


Mai 2011

Get Up Now!

 

Voici le clip de l'adorable chanteuse Nikol auquel j'ai apporté ma modeste contribution. De la pop rafraîchissante, qui tombe bien en ces temps de chaleur extrême...

 


La machine a t-elle déjà remplacé l'homme?

 

Coup de fil.

Machin: "Bonjour Monsieur Légal, je suis Machin de Canal Satellite.

Moi: "Bonjour Machin."

Machin: "Je vous appelle pour savoir si vous recevez bien les chaînes Canal Satellite suite à l'offre temporaire en partenariat avec Free."

Moi: "Ah, je n'en ai aucune idée, je ne regarde jamais la télé."

Machin: "D'accord. Êtes vous satisfait des programmes diffusés par Canal Satellite?"

Moi: "Il me serait bien difficile de répondre car comme je viens de vous le dire, je ne regarde pas la télé."

Machin: "Très bien. Pour vous faire plaisir, nous vous proposons donc une offre exceptionnelle: vous pourrez profiter de nos programmes pour 15€/mois au lieu de 30."

Moi: " Et sinon, vous écoutez ce que je vous dis?"

Machin: "Oui Monsieur Légal."

Moi: "Bon. Ne regardant donc pas la télé, je ne souhaite pas de chaines supplémentaire. Mais merci quand même hein..."

Machin: "Oui mais nos programmes sont en HD."

Moi:"..."


Avril 2011

Publicité Garnier "Evolution of style".

 

Ça y est, la publicité Garnier produite par Noside est enfin en ligne.

Comme vous pouvez le constater, je ne suis plus déguisé/maquillé en Kiss et Marilyn Manson mais en imitations lointaines.

Seules les perruques sont restées.


Gotta catch'em all!

 

Hiiiiiiiiiiiiiiiii! C'est bientôt Pâques!

Et qui dit Pâques dit chocolat.

Étant un consommateur de la première heure, je ne peux que m'en réjouir.

Mais ce qui retient surtout mon attention, l'objet de mon désir, ma drogue pascale, ce sont les œufs de mouette.

J'ai appris récemment qu'ils se nommaient ainsi. Jusqu'à il y a peu, je les appelais les "petits œufs creux tachetés avec la coquille en sucre, du chocolat à l'intérieur et pour lesquels il faut sacrifier une dent pour les croquer".

"œuf de mouette", c'est plus pratique finalement.

Le problème, c'était que pour les trouver, il fallait s'adonner à une véritable chasse au trésor.

Attention hein, je ne parle pas de ceux fourrés au chocolat qui eux sont présents un peu partout dans les commerces.

Les œufs de mouette ont une couche de chocolat sous la coquille en sucre mais sont creux à l'intérieur.

Et ils sont surtout très rares.

En général, je sondais tout le monde lorsqu'ils allaient faire des courses pour savoir s'ils apercevaient mon précieux.

Mais j'étais souvent déçu.

Or cette année, puisque 2011 a décidé d'être cool, je les ai trouvés qui me tendaient leurs bras imaginaires dès ma première recherche.

Évidemment, j'ai fait les stocks.

Mais je m'oblige à en manger seulement un par jour.

Les petits plaisirs de la vie quoi...


Baby boom



 

Hey, vous tous, à tout hasard, vous pourriez pas un peu calmer le jeu dans la conception d'enfants là?! Ben ouais, ça fait vachement bizarre!

 

 

 


C'est le printemps!

 

A moins d'avoir hiberné ces dix derniers jours, vous avez certainement remarqué que c'est depuis peu l'arrivée du printemps et des (très) beaux jours. Et un soleil pareil à Paris à cette période de l'année, c'est assez rare pour être souligné.

 

Et dans ces cas là, Paris regorge de coins plus sympas les uns que les autres.

Mais j'ai quand même mon petit favori: le bien nommé Parc Floral.

Vaste et hyper coloré grâce aux nombreuses fleurs parsemées aux quatre coins du parc (surtout en cette période), on a enfin l'occasion de sortir les manches courtes, l'appareil photo, un bouquin ou l'iPod. Bref, c'est juste du bonheur.

 

Voilà quelques souvenirs colorés d'un après-midi dans mon parc préféré:


Réflexion du jour

 

 

Vous avez remarqué qu'à chaque fois qu'on oublie un mot dans un texto, c'est toujours un mot qui change complètement le sens de la phrase?


Nouvelle (nouvelle) fournée!

 

Ça y est! Ça me démangeait depuis un moment mais j'ai enfin pu donner libre cours à ma fièvre acheteuse de romans.

 

La nouvelle fournée de bouquins est donc la suivante:

 

- Les particules élémentaires (Houellbecq),  

- Le parfum (Süskind),

- Le bizarre incident du chien pendant la nuit (Haddon),

- L’Évangile selon Pilate (Schmitt),

- Trois carrés rouges sur fond noir (Benacquista),

- Gatsby le magnifique (Scott Ftizgerald),

- Piège nuptial (ex-Cul de sac) (Douglas Kennedy),

- Le potentiel érotique de ma femme (Foenkinos),

- L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (Stevenson),

- Des femmes qui tombent et Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis (Desproges)

et enfin la (très) courte nouvelle Matin brun (Pavloff).

 

Impatient de tous les découvrir (et de m'attaquer à la prochaine fournée) (oui, je crois que je fais un blocage).


Lève-toi et marche. Et insulte.

 

En cette belle journée ensoleillée, direction les quais de Seine pour distribuer des tracts d'"Un dernier verre?", pièce que je vais rejouer très bientôt.

En compagnie de M. A., nous marchons donc le long des quais et abordons quelques groupes, essentiellement jeunes, venus se détendre au bord de l'eau.

Tout se passe pour le mieux, dans une ambiance décontractée, lorsque M. se fait alpaguer par une mamie furax qui avait fait plusieurs mètres en courant derrière nous:

 

 

"C'est scandaleux, vous êtes vraiment des personnes mal élevées!"

"???"

"C'est lamentable, vous distribuez des invitations à tout le monde sauf à moi, parce que je suis handicapée et que je suis sur fauteuil roulant!"

"???!!!"

"Vous ne pouvez pas savoir comme c'est blessant!"

"Attendez madame, premièrement ce ne sont pas des invitations mais des flyers d'une pièce de théâtre; deuxièmement, on distribue à une minorité de personnes car on en a peu. Comme vous l'avez sûrement remarqué, on distribue à celles qui sont du côté du quai et pas de l'autre, ça n'a donc rien à voir avec vous."

"Si si, vous m'avez regardé et vous ne m'avez rien donné!"

"On vous a peut-être regardé comme on a regardé les 12 000 personnes présentes ici, ça ne va pas plus loin."

"Si! C'est de la discrimination parce que je suis handicapée!"

"Madame, c'est de la paranoïa! Y a des joueurs de boules à côté, on ne leur a pas donné de tracts, ils viennent pas se plaindre parce qu'on n'aime pas les joueurs de boules!"

"Mais les joueurs de boules ne sont pas handicapés!"

"..."

"J'ai eu un grave accident et j'y suis pour rien, je suis sur fauteuil roulant"

(petite parenthèse: son grave accident ne l'a pas empêché de se lever de son fauteuil roulant, de retrouver une seconde jeunesse en piquant un sprint après nous et de nous faire la morale)

"On n'y est pour rien non plus."

"Si puisque vous participez à la discrimination de la société."

"Bon, c'est n'importe quoi, prenez en un de tract!

"Non, je m'en fous de votre pièce!"

...

 

Bon, je voudrais pas passer pour un vieil aigri mais les vieux c'était mieux avant hein...


Thomas Fersen à La Cigale.

 

Thomas Fersen, j'adore. J'espérais donc assister à un excellent concert, j'ai eu la chance d'assister à un excellent concert.

Thomas Fersen est un artiste à part dans le paysage musical français.

Ses textes poétiques et décalés, ludiques et absurdes sont un vrai régal. Composé essentiellement de son nouvel album Je suis au paradis et entrecoupé de quelques classiques (manquait à l'appel Le chat botté, dommage) et monologues dans la tradition de son inventivité verbale, j'ai passé un super moment, collé à la scène, dans une ambiance bon enfant.

Un conseil, s'il passe par chez vous, vous pouvez y aller les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes.


"Cet extra-terrestre essaie de communiquer"

 

Cliente: "Jeune homme, pouvez vous dire à X que pour la sandale... Dans tous les magasins... Ça va... La boot... Ils y étaient tous... Mais ouverte. La boot, vous voyez?... Mais j'étais là (elle sourit fièrement; je souris donc) Et dans le magasin, ça va... Mais bon... La sandale mais derrière donc c'est normal. Vous lui dites juste ça, d'accord?"

(c'est la version courte hein...)

 

Petit silence. Je vérifie discrètement si ce n'est pas une caméra cachée.

 

Moi: "Hum... Donc pour résumer, je lui dis quoi exactement?"

Cliente: "Ben ça. La sandale, c'était comme ça. Les gens dans le magasin. Mais ouverte. Et la boot, j'étais là..."

Moi: "Je vais lui dire de vous appeler, c'est peut-être mieux."

Cliente: "Non, non, dites lui."

Moi: "C'est que je voudrais pas déformer votre pensée."

Cliente: " Ben non, c'est simple: la boot..."

Moi: "Oui, oui. Vous parlez anglais sinon?"

Cliente: "Pourquoi faire? Dites lui juste ce que je vous ai dit."

Moi: "Très bien. Elle vous appellera peut-être, on sait jamais si elle veut avoir plus de détails."

 

...

 

Moi: "Si je te dis: "la sandale boot ouverte ça va ils étaient tous dans le magasin elle aussi donc ça va", ça te parle?"

X: "Hein?"

Moi: "Appelle Madame Y."


MARS 2011


Les Indiens sont mes amis

 

Pourquoi, je n'en sais rien mais il est indéniable que j'ai un ticket avec les Indiens.

 

Après le vieil-indien-pervers-dégoulinant-traumatisme-de-ma-vie et le musculeux-indien-regard-lubrique-et-clin-d'oeil-insistant-de-la-salle-de-sport, voici le nouveau spécimen: le-vendeur-indien-H&M-tactile.

 

19h45, H&M donc. Je repère une veste sympa que je prends dans les mains pour l'analyser avec plus de précision lorsque surgit le fameux vendeur.

 

_ Vendeur de l'enfer: "Nous avons le pantalon assorti, monsieur."

_ Moi:  "Euh, très bien, merci. Je regarde simplement, les cabines sont fermées donc je repasserai."

_ Vendeur de l'enfer: "Changez vous devant moi, il n'y a pas de problème." (sourire)

Silence.

 _ Moi: "Héhé, je repasserai, hein, c'est pas pressé."

_ Vendeur de l'enfer: "Vous faites quelle taille de pantalon?"

_ Moi: "38."

Il s'approche alors de moi, soulève ma chemise et pose ses mains sur mes hanches. Puis il fout son doigt dans mon nombril.

_ Moi: "Vous faites quoi là?!"

_ Vendeur de l'enfer: "Je calcule votre taille."

_ Moi: "Ben je vous l'ai dit, 38!'

_ Vendeur de l'enfer: "Oui, effectivement, 38."

_ Moi: "............."


Publicité Garnier

 

Le tournage de la fameuse pub Garnier est arrivé.

 

Intitulée "Evolution of style" et vouée à être diffusée sur internet, son principe est simple: sur un fond musical, plusieurs imitations d'artistes se succèdent sur une petite chorégraphie grâce à un subtil effet de morphing.

 

Comme le nom de la pub l'indique, il s'agit de l'évolution du style de divers chanteurs/danseurs au look facilement identifiable au travers des âges: on passe donc d'Elvis à Justin Bieber en passant par Bono, Travolta, Michael Jackson, David Bowie, Tokio Hotel, Eminem, Kanye West, Jonas Brothers, Polnareff etc... et donc Marilyn Manson et Kiss.

 

Ce fut une super expérience, avec plusieurs heures passées au maquillage (et démaquillage aussi d'ailleurs) et avec les responsables costume et perruque.

Et c'était le jour des premières: ajout de faux poils sur le torse pour Kiss, ajout d'un vernis or sur les dents et surtout une lentille (traumatisme!) pour Manson.

 

Bref, un tournage hyper intéressant et une super équipe aux petits soins: que du bonheur!

Pour le personnage de Marilyn Manson, il fallait des tatouages pour se rapprocher un maximum de la réalité. On a donc utilisé avec plus ou moins de bonheur des tatouages applicables à l'eau et/ou à l'alcool et les finitions au crayon.

 

Edit: comme jamais rien ne se passe normalement, le service juridique de Garnier a demandé à ce qu'on retourne mes personnages car ils ressemblaient trop aux artistes originaux pour éviter d'éventuels problèmes de droits.

On va donc tout refaire... mais en moins bien... :-/


Le festival des 2 alpes

 

Durant une semaine, nous (l'équipe d'"Un dernier verre?") avons participé à la première édition d'un festival de la jeune création théâtrale qui avait la bonne idée de se dérouler dans une station de ski, à savoir les Deux Alpes.

 

Et en gros ce fut une semaine plaisante et dépaysante où l'on a bien ri des diverses péripéties qui se sont enchainées à bon train:

entre un comédien qui nous lâche le jour du départ, une nuit dans le trou du cul du loup puis le reste de la semaine à 9 dans un studio pour 6, une population à 3/4 étrangère et qui se couche à 21h (sympa quand on joue à 22), une soirée révélation croustillante attendue depuis longtemps, un train loupé de deux minutes, des journées de ski, du soleil en terrasse, des réveils en pleine nuit suite aux coups d'un dormeur agité (quand c'est pas son vomi...) et au final un deuxième prix du public (derrière la pièce de l'organisatrice, qui devait être hors compétition) (bref).


Who's bad?

 

On continue dans les castings où je me suis pas forcément senti hyper à l'aise: une pub Garnier qui va présenter sous forme de morphing l'évolution de plusieurs icônes de la chanson à travers les âges.

 

J'entre donc dans la salle, une dizaine de personnes sont là pour m'accueillir et scruter ma performance.

 

* "Alors ce qu'on va faire, c'est qu'on va te passer de courts extraits de musique et tu vas danser comme le chanteur en reprenant ses pas et ses mimiques. Ah oui et pas de playback (merde)."

* "Oula..."

* "Allez, on commence avec Polnareff!"

* "Euh... Il danse Polnareff?"

...

* "Maintenant Bono!"

* "Il danse Bono?"

...

* "Va pour M!"

* "Je voudrais pas faire le mec pénible hein mais c'est pas des mecs qui dansent spécialement sur scène ceux-là."

Bon, à chaque fois j'ai fait ce que j'ai pu.

* "Marilyn Manson."

* "Aaaaahhh!"

* "Kiss!"

* "Youhouuu!"

Les deux qui m'éclataient bien quoi.

* "Tokio Hotel." ... "Non, sans playback s'il te plait" (arf)

 

* "Pour finir, on aimerait te voir en Michael Jackson."

* "Oula, je ne pense pas que ce soit une bonne idée!"

* " Mais si, on va te mettre Smooth Criminal, ça va le faire."

* "Je suis pas le roi du dance floor et Michael Jackson, vaut mieux maitriser si on veut pas être ridicule."

* "Allez, fais ce que tu peux. Et n'hésite pas à te servir de ton chapeau imaginaire."

 

Dix paires d'yeux. La musique de Smooth Criminal. Un chapeau imaginaire. Et un beau moment de solitude.

 

Au final, j'ai été retenu pour Marilyn Manson et Kiss (bizarrement, ils ont pris quelqu'un d'autre pour Michael...) pour ce qui fut une super expérience dont je vous parlerai sûrement plus tard.


Homme/femme mode d'emploi

 

Dans la série des castings un peu spéciaux, j'ai eu droit à:

* "Bon alors tu vas nous faire une impro sur un homme qui se découvre en femme devant un miroir"

* "Hmm... C'est à dire?"

* "Ben tu as un miroir imaginaire et tu imagines que tu as une perruque et un maquillage, que tu te découvres ainsi et que c'est la révélation. C'est bon?"

* "(Non!) Allez, c'est parti!"

 

Puis après le casting, un mail:

"Nous aimerions savoir s'il est possible que tu envoies deux photos de toi habillé et maquillé... en femme."

Hum...


FÉVRIER 2011


...

 

Aujourd'hui, le collègue de travail d'un ami a demandé à celui-ci:

1/ si j'étais gay,

2/ si je pouvais lui faire un strip-tease,

3/ si j'avais des photos intimes de moi à lui donner.

...................................

 

Alors

1/ (pour la 2000ème fois) Non,

2/ Non (........)

3/ et (bien sûr que) Non!


Les castings de l'enfer

 

Aujourd'hui, casting pour un court-métrage un peu expérimental.

Trois impros diverses et variées qui se passent plutôt bien puis:

* "Alors la dernière impro est un peu spéciale. Comme tu as lu dans le scénario, il y a une scène dansée.

* (sentant venir l'entourloupe) "Mmmmouuaaiiiisss......."

* "Je vais te mettre de la musique et tu vas me montrer comment tu bouges sur ce son."

* "....... Hum... Tout seul, là?........"

* "Oui. Allez, c'est parti."

Il appuie sur le bouton. J'espère que ce sera un truc un peu bourrin histoire de se défouler et de ne pas avoir le temps de me rendre compte que je suis ridicule.

Raté.

Il a mis une espèce de musique indienne-électro sortant tout droit d'un autre monde.

C'te honte..................

 

La semaine précédente, j'ai dû chanter Britney Spears et K-Maro, raconter des blagues et séduire un homme.

Et sinon, les castings normaux, ça existe?


Comme quoi, tout est vraiment possible

 

Dans les palaces, vous vous en doutez, on croise beaucoup de beau monde.

Des stars évidemment (mon Dieu, Jessica Alba, je ne m'en remets toujours pas) mais pas seulement.

 

Quelques inconnues à la plastique incroyablement séduisante font régulièrement leur charmante apparition.

Évidemment, elles sont la plupart du temps accompagnées.

Jusque là, rien d'anormal.

Mais lorsqu'elles sont au bras d'un gros russe (milliardaire mais c'est un détail) à la face rouge, au regard vitreux et au charisme de flamby périmé, la pilule passe moins bien.

 

Des couples improbables du genre, j'en ai vu un paquet. 

Attention hein, je ne parle pas de bimbos siliconées dont l'absence de charme est aussi flagrante que leur décolleté.

Non, je vous parle de vraies très belles jeunes femmes, distinguées.

 

Et justement, aujourd'hui, l'une d'entre elles est arrivée avec à ses côtés, un papy croulant.

Forcément, le premier réflexe est de penser (et d'espérer) que le grand-père emmène sa jolie petite-fille prendre un thé dans un endroit mondain.

Une main au cul et un bisou plus tard, le doute n'est plus permis.

 

Cela me fait penser à un proverbe que je trouve drôle et tristement vrai:

"Si l'argent poussait sur les arbres, les femmes épouseraient des singes".


La tartine de Nutella l'avait prédit

 

Ce matin, fait assez rare pour être souligné, ma (deuxième) tartine de Nutella est tombée sur la tranche. Et est restée comme telle.

 

Stupéfait, je me suis dit, sans y croire plus que ça, que la journée s'annonçait sous les meilleurs auspices et qu'une grande nouvelle allait peut-être tombée.

Genre j'ai gagné au loto sans y avoir joué.

 

Au final et afin de tuer tout suspense, la bonne nouvelle est arrivée et ce n'était évidemment pas celle citée ci-dessus.

 

Une réponse à un casting qui me tenait à cœur (non pas celui de la danse indienne) (oui, il faut lire les posts précédents avant) et dont je n'espérais plus grand chose vu le délai de réponse.

 

J'ai appris que j'étais retenu pendant une pause au travail et j'ai repris la journée le sourire jusqu'aux oreilles, en me retenant de courir partout, de me rouler par terre, de crier, de serrer les gens dans mes bras et de leur faire part de mon immense joie.

 

Oui, Anthony content.


:)

 

 

Je la sens bien cette année 2011 là, fallait que je vous le dise...


La tradition

 

Non mais là, c'est plus possible!

Je pense que j'ai été marabouté, il ne peut pas en être autrement.

 

Comme je vous l'ai expliqué précédemment, il y a une tradition depuis des nombreuses années, c'est que je fasse un trajet en train obligatoirement aux côtés de gens bizarres (j'ai un souvenir ému du vieux (et gros) type qui avait ramené son vieux clébard cadavérique et qui lui faisait bouffer ses olfactivement répugnantes pâtées pour chien), bruyants, mal élevés et surtout de marmots déchainés.

 

Aujourd'hui, départ en train, j'étais curieux de voir ce que le sort me réservait cette fois.

J'ai même failli croire un court instant que la malédiction avait subitement pris fin.

Pas de tête suspecte ni de bruit révélateur à l'horizon.

Le train démarre, je sors mon bouquin.

 

Et c'est à ce moment précis que le gamin de derrière (je ne l'avais pas vu, le fourbe!) sort un jouet que je vais maudire ensuite trois heures durant.

A croire qu'il guettait silencieusement en attendant que je sorte mon livre pour briser tous mes espoirs au moment opportun.

 

Le sale môme est visiblement en plein apprentissage du comptage et de l'alphabet (et c'est tout à son honneur...). Seulement, si il avait pu le faire sans son appareil, ça m'aurait bien arrangé.

Non parce qu'à chaque touche appuyée, ce con de Winnie l'Ourson et sa voix horripilante réagissait: "Un" "Deux "Quatre" "Non" "Un" "Deux" "Trois" etc puis "A "B" "E" "Non" etc "Tu veux jouer avec moi"...

 

Alors que j'aurais pu tomber sur un cancre qui aurait abandonné rapidement et qui serait passé à autre chose, non, j'ai eu droit à un persévérant, un acharné, qui avait soif d'apprendre. 3 heures, vous imaginez?

 

Mais ce qui m'a achevé et qui m'a fait comprendre que ma lecture allait être chaotique, c'est lorsque sa grand-mère a ouvert la bouche pour la première fois, me réservant une belle surprise: un énorme cheveu sur la langue. Et bavarde pour ne rien gâcher...

 

Vivement le retour...


JANVIER 2011


Cameron à tout prix!

 

Alors que je marchais dans mon palace (enfin celui où je travaille, hein, ne nous emballons pas...) avec quatre énormes sacs Louis Vuitton (que j'apportais à un client, hein, ne nous emballons pas là non plus), une dame m'intercepte:

* Dame: "Excusez-moi, pourriez vous me rendre un service?"

* Moi: "Oui, bien sûr, madame" (oui je suis comme ça moi)

* Dame: "Je dois apporter ces deux sacs en chambre à ma cliente qui les attend mais je suis très pressée."

* Moi: "Ah... Mais c'est à dire que je suis très encombré là, ça ne va pas être très pratique."

* Dame: "C'est que ça m'arrangerait vraiment."

* Moi: "Hmm... C'est quoi le nom du client?"

* Dame: "Cameron Diaz."

* Moi: (essayant de rester impassible) "Je vais me débrouiller, donnez-les moi. Bonne soirée madame."


Attrape moi si tu peux

 

En faisant les soldes, je suis tombé sur une ancienne "connaissance" de l'époque où je travaillais à Châtelet.

 

En effet, lors de ma pause de midi, j'allais régulièrement profiter du soleil (non je déconne, on parle de Paris) sur le pont neuf, un très bel endroit surplombant la Seine et qui offre une superbe vue sur plusieurs monuments de Paris.

Bref, le coin idéal pour passer un bon moment avec son sandwich ou ses sushis, son bouquin ou son iPod.

 

Oui mais voilà, histoire de gâcher cet idyllique tableau, je savais qu'il y avait neuf chances sur dix pour qu'une gitane vienne me quémander un peu d'argent car elle est enceinte, sourde et muette (comme quoi mes 48h de guigne en fait c'est de la gnognotte).

Sauf que être enceinte d'accord mais être enceinte de 8 mois pendant un an, c'est un peu suspect.

 

Cette fois-ci, je l'ai croisé non seulement avec un ventre plat (elle venait sûrement d'accoucher de son coussin) mais surtout blaguant avec des copines qui n'avaient pas l'air de parler bien fort pour se faire comprendre.

 

Oh et puis c'est pas bien de douter de l'honnêteté des gens, après tout, un (enfin trois) miracle(s) s'est (se sont) peut-être produit(s).


L'aimant à psychopathes

 

Alors il faut savoir qu'en général, les tordus qu'on croise dans la rue, ils sont pour moi.

Le clochard mal luné, le neuneu qui a besoin de parler et tous leurs amis, je ne l'explique pas et pourtant force est de constater qu'il y a comme une attirance (non réciproque) mais il faut toujours que je me les coltine.

 

A ce propos, si ce n'est déjà fait, il faudrait que je vous parle à l'occasion de l'indien pervers du RER.

 

Bref, alors que la semaine dernière, je n'avais eu droit qu'à un type louche (forcément) qui, à 8 heures du matin sur les Champs-Élysées, a dévié sa trajectoire de plusieurs mètres rien que pour me percuter (on était seuls sur le trottoir), aujourd'hui, c'était un petit festival.

 

Alors que je prends le métro, je m'installe à une place et je reçois en guise d'accueil un "sale race de merde" de la part de mon vieux voisin alcoolisé.

Me disant que je suis encore tombé sur un nouveau malade mental, j'en souris et décide de partager cette sensation avec mon voisin d'en face.

Et là, surprise: un homme à la carrure imposante, assis droit comme un "I" mais avec un bonnet descendant jusqu'au... nez. Oui, vous avez bien lu...

Le type n'a pas bougé de tout le voyage. Avec son bonnet descendant jusqu'au bout du nez donc. Perturbant.

C'était le moment idéal pour replonger dans "L'écume des jours". Mais il est quand même bien difficile d'apprécier la poésie de Boris Vian quand son stupide voisin ne cesse de vous fixer tout en insultant tous les noirs, les arabes et les chinois.

Et vu que je ne répondais pas à ces "Elle est pas belle la France?", il me reposait la question toutes les 2 minutes, au cas où j'avais pas bien entendu la fois précédente.

 

Pour conclure en beauté, à presque une heure du matin, en rentrant du cinéma, un mec en voiture me demande d'approcher. J'ai quasiment rien compris à sa requête mais c'était un truc du genre: "*charabia* coin pour boire *charabia* sans les flics *charabia* sans être vu, tranquille ?" (le tout avec le regard lubrique et le sourire salace de circonstance).

Je me suis contenté d'un "Euh... Ben... Tout droit là, ça devrait le faire, c'est sympa" avant de repartir dans ma conversation avec M-F sous le regard fixateur et somme toute très étrange de notre ami motorisé.

 

Suite au prochain épisode.


De la confiture pour les cochons


En ce début d'année, l'équipe d'"Un fil à la patte" (dont je fais partie) se voit proposer de jouer la pièce sus-nommée dans un lycée d'Île-de-France.

Proposition financière intéressante pour la compagnie et expérience inédite pour les comédiens.

Et les quelques craintes qu'on avait avant la représentation se sont avérées bien fondées.

 

C'est donc devant 220 gamins de seconde, dont la plupart avaient autant envie de voir une pièce de théâtre que d'aller se faire pendre, que nous nous sommes produits.

Des dizaines de visages blasés, moqueurs, pas concernés.

Pourtant la pièce a semble t-il bien fonctionné puisqu'ils ont ri bruyamment à de nombreuses reprises.

Mais on avait également droit à des commentaires à chaque réplique ou nouveau costume, puisqu'ils étaient visiblement au théâtre comme devant leur télévision.

Heureusement ces commentaires étaient constructifs, du genre "il est sérieux, lui?", "ouais streetwear!" ou "va apprendre à parler français!".

Le pompon était le jet de boulette (oui, une seule, ils sont softs) à la fin.

 

Bref, une expérience originale (jouer dans un brouhaha ambiant) mais pas forcément enthousiasmante.

P'tits cons, va!


DÉCEMBRE 2010


Nota Bene


Oui, comme vous l'avez certainement remarqué (car rien ne vous échappe, c'est bien connu), le mois de Décembre 2010 s'est tapé l'incruste dans le Blog 2011. Vu que j'ai publié ce site en Décembre 2010 (date du début du blog donc), est-ce que cela valait la peine de créer une section Blog 2010 rien que pour le mois de décembre? Il fallait trancher (oui, je suis un homme qui tranche) et j'ai donc décidé de l'inclure, comme si de rien n'était, dans la section 2011. 

On peut se dire aussi que je fais partie de ces iconoclastes rebelles, de ces mecs qui n'hésitent pas à mettre du 2010 dans du 2011, comme ça, sans ciller, le genre de personnage capable de tout.

Ou alors on peut dire qu'on s'en fout aussi.


Faîtes le mur


Grâce au film-documentaire Faites le mur sorti plutôt discrètement au cinéma, j'ai pu découvrir avec plaisir le street art et notamment son artiste le plus connu, le paradoxalement mystérieux Banksy.

 

Ce génie n'est pas un pochoiriste/graffeur ordinaire. Ces œuvres ont toujours un sens et souvent un message ou de l'humour.

 

Il est, par exemple, entré dans l'enclos des Manchots du zoo de Londres et y a peint en lettres de 2 mètres de haut « We're Bored of Fish » (« On en a assez du poisson »).

Ou encore il a réussi à placer des œuvres factices dans certains des plus grands musées du monde.

 

Mais là où il a quand même fait très fort, c'est lorsqu'il a réalisé en toute discrétion certaines œuvres (les dernières de la galerie ci-dessous) sur le mur de Gazza afin de redonner espoir aux palestiniens.

 

Respect l'artiste.


Nouvelle Fournée


Durant cette année 2010, je me suis pris plus que jamais de passion pour la lecture et j'enchaine les romans avec grand plaisir.

A tel point que j'y pense régulièrement et me renseigne auprès de personnes ou de sites internet pour préparer mes futurs achats.

 

Ma liste s'agrandissait donc de jour en jour et je pensais constamment (oui j'ai des obsessions bizarres parfois...) au moment où j'allais dévaliser le Virgin des Champs Élysées (j'adore son coin librairie).

J'y allais même de temps en temps pour le plaisir de s'y balader mais je me retenais d'acheter avant d'avoir écoulé la fournée précédente.

 

Ce jour est enfin venu (délivrance psychologique!) et je suis donc revenu avec, dans ma besace: 

- Des souris et des hommes (Steinbeck),

- L'écume des jours (Vian),

- Pourquoi j'ai mangé mon père (Lewis),

- Lorsque j'étais une oeuvre d'art (Schmitt),

- L'alchimiste (Coelho),

- Le grand secret (Barjavel),

- Hygiène de l'assassin (Nothomb)

- Stupeur et tremblements (Nothomb),

- L'étranger (Camus),

- Extrêmement fort et incroyablement près (Safran Foer),

- Guide de survie en territoire zombie (Brooks)

- Replay (Grimwood) (déjà lu mais tellement génial qu'il fallait absolument que je le possède).

 

Bref, il y a de quoi lire. Mais la future liste est en cours de préparation...


R.I.P. Old Man


Mon vieux Nokia 3120 n'étant plus, plusieurs personnes ont eu la gentillesse de me proposer un téléphone de substitution avant l'arrivée du nouveau.

Forcément, puisqu'ils sont là pour dépanner, les téléphones proposés sont des "antiquités" selon les propres dires des âmes prêteuses.

Et ce qui est triste dans l'histoire, c'est que les fameuses épaves qui moisissent dans un tiroir sont toutes plus récentes et en meilleur état que feu mon téléphone de cœur...


Le chouchou de la guigne


Parfois, la guigne, pour tuer le temps, décide de se pencher sur quelqu'un et de passer un petit moment en sa compagnie.
Et cette fois-là, elle m'avait choisi.


Tout a commencé lorsque je voulus envoyer un texto avant de me coucher. En pleine écriture, mon téléphone s'éteint.
Bon, il est très vieux (mais j'y suis très attaché) et dans un état de délabrement avancé donc je me dis qu'il a besoin d'une bonne nuit de repos.
Le lendemain matin, je me réveille mais mon téléphone, lui, décide de prolonger son coma.
Après plusieurs tentatives de réanimation, la nouvelle tombe: sa mort est officielle.
Je décide donc de mettre rapidement un mot sur facebook avant de partir au boulot pour signaler que je ne suis pas joignable.


Et là, surprise, mon ordinateur, prit d'un soudain élan de solidarité, décide de faire la grève et refuse de s'allumer sans raison apparente (à part la guigne bien sûr).
Agacé par la technologie, je vais prendre ma douche matinale avant d'être en retard.

 

Évidemment, la suite est logique: coupure d'eau chaude.


Le lendemain (dimanche) matin, je bosse à 8h (déjà, moyennement cool). Arrivé au métro, j'apprends non sans un certain désappointement que pour cause de travaux, ma ligne est exceptionnellement fermée. Soit.

 

C'était une journée où il faisait extrêmement froid, il neigeait des flocons gros comme des ballons (oui bon, je suis marseillais, j'ai le droit d'exagérer un peu...). Or, le dimanche, la personne chargée de faire des courses pour nos richissimes clients n'est pas là. Il fallait donc envoyer quelqu'un, je vous laisse deviner qui.

J'ai passé ma journée sous la neige, avec de l'eau glacée dans les chaussures. Et croyez-moi, c'est pas tout confort.

 

Vient ensuite le moment de prendre mon train en direction de Marseille pour passer les fêtes en famille. Bon, on est en pleine période de grève et quelques trains sont retardés. Jusque là, rien d'anormal. Une fois sur place, je constate que les retards concernent une minorité de trains et que ceux-ci n'excèdent pas le quart d'heure. Sauf le mien qui a 30 minutes. Admettons.

Le problème, c'est qu'une fois la demi-heure passée, ces coquins de la SNCF ont rajouté une heure supplémentaire.

Après une une heure et demie d'attente dans un froid polaire, je m'apprête à me diriger vers mon train. C'était sans compter sur cette annonce signalant 40 minutes de retard en plus sur ce seul et unique maudit train de l'enfer.

Bref, après 2h10 d'attente, me voilà enfin installé et après plusieurs minutes nécessaires à la décongélation, je pouvais enfin souffler un peu.

 

Vint ensuite le grand classique de "Anthony dans le train", à savoir -et c'est une règle de base- que je suis dans l'obligation de faire le voyage entouré de gamins capricieux, bruyants, déchaînés et infatigables.

Cerise sur le gâteau, un voisin qui se racle la gorge toutes les trois minutes et dont j'ai remarqué qu'il avait la fâcheuse manie de me fixer lorsque j'avais la mauvaise idée de tourner mes yeux de son côté.

 

Par contre, bonne nouvelle, le train n'a pas déraillé contrairement à mes prévisions.

Bon mais sinon tout va bien dans la vie, hein...

Juste 48h de guigne quoi...


La sensation choc


Alors avant toute chose, bien évidemment je ne cautionne pas le traitement infligé aux animaux à fourrure.

 

Ceci étant dit, mes yeux se sont posés à tout hasard sur une fourrure dans la boutique du palace où je travaille. Et machinalement, ma main a suivi.

Et là, le choc!

 

Une douceur incroyable, incomparable, allant bien au delà de ce que l'on pourrait imaginer. La sensation est tellement géniale que je pourrais passer ma journée à caresser cette matière.

Étant tellement subjugué par cette suavité, cette finesse étonnante, je me dis qu'après tout, il faut parfois se faire plaisir et même si le prix ne doit pas être donné, l'investissement en vaut la peine.

 

Je me renseigne donc auprès de la vendeuse (qui m'apprend qu'il s'agit de la fourrure d'orylag) (variété de lapin née de la recherche scientifique française) (pauvre bête):

"Oui, vous avez tout à fait raison, cette fourrure est sensationnelle. Le prix du plaid est de 9000 €."

"Ah oui quand même... Et la petite peluche, là?"

"Ce produit est largement moins cher. La peluche est à 2 100 €."

"D'accord..."

J'ai fait semblant de réfléchir une seconde et demi puis je suis allé m'acheter un T-Shirt en coton chez H&M.