Ces séries

GAME OF THRONES

 

Si j'ai été longtemps allergique aux séries, Game of Thrones y est pour beaucoup dans mon retournement de veste. Le fait que tout le monde semblait choqué sur les réseaux sociaux à chaque nouvel épisode m'intriguait. Je me disais "Mais comment une série peut sacrifier autant de ses personnages principaux? C'est curieux, c'est osé. Et si je regardais?". Et là, évidemment, je suis tombé dans l'engrenage (le sublime engrenage). A la fin de la saison 1, je suis resté sans voix, choqué. Et pour tous les épisodes qui ont suivi, j'ai regardé ça avec des yeux d'enfant (enfin des yeux d'ado parce que le monde de GoT, il est pas rose rose hein). GoT, c'est un bulldozer ultra spectaculaire (réalisation de tout premier ordre), violent, épique et cruel (à nous dégoûter de l'espèce humaine). C'est aussi un nombre incalculable de personnages charismatiques (qu'on adore ou adore détester), de rebondissements et d'émotions (j'ai quand même crié devant ma télé) (maudites noces pourpres). Il n'y a pas à tergiverser, GoT, c'est F O U.

 

BREAKING BAD

 

Attention, chef d'oeuvre! On m'en parlait depuis longtemps, me vantant ses nombreux mérites, qualifiant souvent cette série comme l'une des meilleures -si ce n'est la meilleure- créées à ce jour, hé bien j'ai enfin fini par voir le fameux Breaking Bad. "Dévorer" serait peut-être plus approprié, tant j'ai vécu Breaking Bad de manière intense, engloutissant les cinq saisons en moins d'un mois. Un professeur de chimie apprend qu'il est atteint d'un cancer et décide, pour subvenir aux besoins futurs de sa famille, de se lancer en cachette dans la fabrication lucrative de crystal meth avec l'aide d'un ancien élève junkie. Tout (avec un bémol tout de même, je détestais le personnage de Skyler mais je crois que c'était physique) est top niveau: que ce soit la qualité du scénario et de l'écriture ("I am not in danger Skyler, I am the danger!" ouuuuuh!), la profondeur des personnages, ou l'interprétation exceptionnelle  de Bryan Cranston (hallucinant dans le rôle de Walter White) et Aaron Paul (bluffant en Jesse Pinkman, petit con très attachant ). Comme Walter White qui ne peut plus se sortir de l'engrenage criminel dans lequel il s'est fourré, il est bien difficile de décrocher de Breaking Bad que je vous recommande très (trèèèès) sérieusement.

 

STRANGER THINGS

 

Ouh alors là, on peut parler d'un petit coup de coeur! Sorte d'hommage à quelques gros succès des années 80 tels E.T. ou Les Goonies (on sent l'influence (l'amour) de Spielberg, Carpenter ou Stephen King), Stranger Things est une superbe réussite. La retranscription de l'époque de mon enfance est parfaite, on s'y croirait. Menée par une bande d'acteurs au top, une direction artistique maitrisée et une aventure épique (sans oublier ce générique très sobre mais efficace), on reste scotché dès le premier épisode jusqu'au dénouement. Stranger Things est une série fantastique dans tous les sens du terme.

Petite mise à jour avec la sortie de la saison 2 qui signe un retour fracassant, malgré l'effet de surprise en moins. Toujours aussi captivante et efficace, la série fait référence cette fois-ci à Aliens ou La guerre des mondes. A n'en pas douter, Stranger Things restera l'une des icônes cinématographiques cultes de cette génération.

 

 

DAREDEVIL

 

Autre excellente surprise parmi les séries Netflix, Daredevil, d'après le personnage éponyme créé par Marvel. Bien loin du nanar sorti au cinéma il y a quinze ans, cette adaptation pour le petit écran des aventures du diable d'Hell's Kitchen est une réussite sur tous les points. Etonnement noir et adulte pour un produit estampillé Marvel,  Daredevil est un véritable bol d'air frais avec des personnages réellement intéressants et profonds, notamment Matt Murdock/Daredevil (interprété par l'impeccable Charlie Cox). Et puis je ne vais pas vous le cacher, Deborah Ann Woll, qui joue le rôle de Karen Page, est un gros coup de coeur (et ce n'est pas seulement une femme bourrée de charme, c'est aussi une comédienne très talentueuse). A noter que si j'ai adoré (oui carrément...) la première saison, j'ai trouvé la seconde un peu moins intéressante mais de qualité tout de même.


BLACK MIRROR

 

Anormalement peu connu, ce programme anglais est un véritable bijou. D'autant qu'il est très court, composé seulement (à l'heure où j'écris ces lignes) de treize épisodes répartis en trois saisons. L'une des grosses originalités de la série est de proposer des épisodes n'ayant aucun lien (si ce n'est le sujet: les nouvelles technologies et leurs dérives) et présentant chacun un casting et un univers différents.

Les deux premières saisons sont exceptionnelles, la troisième un ton en dessous (malgré un troisième épisode de haute volée). Mais tous les scénarii sont intéressants, originaux et appuient là où ça fait mal, le tout en étant très bien réalisés.

Amateurs de dystopie, vous allez vous régaler! Black Mirror est une œuvre intelligente qui invite à la réflexion et qui nous présente des futurs possibles et pas si éloignés qui font froid dans le dos.

 

 

BIG BANG THEORY

 

Le fait d'avoir souscrit à Netflix ne me permet pas seulement de découvrir les dernières séries en vogue.  Je peux par exemple affirmer, dix ans après tout le monde, que Big Bang Theory, c'est génial. J'en avais entendu beaucoup entendu parler en bien mais vu que je ne m'intéressais pas vraiment aux séries, ça me passait un peu au dessus de la tête. Erreur réparée donc. J'ai quand même attendu de voir les trois premières saisons pour avoir cet avis tranché: oui, BBT est une série savoureuse, très bien écrite, avec des dialogues incisifs et intelligents et des personnages très vite attachants (mention spéciale à Howard Wolowitz que j'adore).  Bref, il y a pour l'instant dix saisons d'une vingtaine d'épisodes (de 20 minutes) chacune mais qui se dégustent comme des petits bonbons. J'adore!


THE PEOPLE V. O.J. SIMPSON

 

Mon ami Guillaume a insisté pour me faire découvrir son coup de coeur série dans des conditions optimales (monsieur a un écran géant avec rétroprojecteur) : American Crime Story: The people v O.J. Simpson. Cette saison de 10 épisodes narre (vous l'aurez compris) le procès d'O.J. Simpson, ancienne superstar du football américain, soupçonné en 1994 d'avoir assassiné sauvagement son ex-femme et son compagnon. La série a remporté de nombreux prix (dont le golden globe de la meilleure actrice amplement mérité pour Sarah Paulson) et ce n'est pas surprenant tant elle déborde de qualités. Extrêmement bien réalisée et interprétée, cette adaptation du procès du siècle est bluffante, tant les éléments (réels) que l'on apprend au fur et à mesure que l'on approche de la fin sont surprenants. Voilà donc une série courte passionnante et super intéressante à découvrir au plus vite.

 

THE HANDMAID'S TALE

 

On m'avait prévenu que The Handmaid's Tale était glauque, on ne m'a pas menti. Mais cette série est surtout géniale! Si cet univers dystopique fait froid dans le dos, c'est parce que l'on assiste à la métamorphose de notre société qui se transforme en une dictature glaçante et totalitaire à la suite d'un évènement (ici, l'infertilité soudaine et quasi générale des femmes - les femmes fertiles étant enlevées pour servir de procréatrices aux bonnes familles). Via des flashbacks, on assiste à la bascule et on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec notre société. Et si, pour nous aussi, ça basculait? 

A noter la très belle photographie et le jeu parfait d'Elizabeth Moss.

The Handmaid's Tale, c'est dérangeant, terrorisant mais tellement brillant! 

THE NIGHT OF

 

Dès les premières minutes, j'ai compris que j'allais adorer The Night of.  Et cette sensation ne m'a pas lâché jusqu'au dénouement. Malgré un pitch qui sent le déjà-vu (un homme accusé d'un meurtre clame son innocence malgré de nombreuses preuves contre lui), la série est une formidable réussite, tant dans sa partie technique que sa distribution. L'écriture est fine, les personnages intéressants, la réalisation subtile, tous les ingrédients sont là pour rendre passionnant ce procès d'un accusé aux yeux de biche, qu'on aimerait innocent mais dont on commence à douter au fur et à mesure de l'avancée des épisodes. Le rythme est posé, le récit prend le temps de s'intéresser à ses personnages et c'est un régal pour le spectateur qui dévore les épisodes et a l'impression de visionner un grand film de huit heures.

BIG LITTLE LIES

 

Sur fond d'un mystérieux meurtre (on ne connait ni la victime ni le meurtrier) et de témoignages de personnages secondaires en filigrane, Big Little Lies dépeint un portrait corrosif de la haute-bourgeoisie américaine et de ces mères au foyer qui prennent leur rôle comme un sport de combat. Alors qu'on pourrait craindre de rester impassible face à ces richissimes ménagères et leur quotidien dans la petite ville bourgeoise de Monterrey aux Etats-Unis, c'est tout l'inverse qui se produit. Les personnages sont tous intéressants, profonds, ont des failles et des secrets et sont remarquablement interprétés.  La série parle de non-dits, de violence conjugale, d'orgueil, de jalousie, tout en sachant rester sobre et élégante. Et pour ne rien gâcher, techniquement c'est très propre et la bande originale est de qualité. Une vraie bonne surprise donc!

 

 

 

THE LEFTOVERS

 

Le 14 octobre, 2% de la population disparait soudainement de la surface de la Terre, sans explication.  Ce qui a pour effet de bouleverser ceux qui sont restés, "the leftovers", qui cherchent un sens à cet évènement tragique et qui en font les véritables victimes. Les thèmes de la perte d'un être cher et de l'incapacité à faire son deuil sont bien sûr omniprésents tout au long des trois saisons.  La narration prend d'ailleurs le risque de consacrer parfois un épisode entier à un personnage et à changer de cadre et de contextes à chaque nouvelle saison. Et s'il vous faudra peut-être quelques épisodes avant de rentrer pleinement dans cet univers, je vous conseille vivement de persévérer tant cette oeuvre mélancolique est magnifique, portée par des comédiens peu connus (à part Liv Tyler) mais exceptionnels, une écriture riche et une superbe bande son. 

 

NIP/TUCK

 

NIP/TUCK était un peu l'exception à la règle, la série que j'ai regardée (en DVD) alors que je ne passais jamais du temps sur ma télé il y a quelques années (ça, c'était avant Netflix donc). On suit la vie de deux amis chirurgiens esthétiques associés et névrosés. Dit comme ça, ça n'a pas l'air très intéressant et pourtant, il s'en passe des choses. Peut-être même un peu trop puisque dans les dernières saisons, ça devient du grand n'importe quoi. Du sexe, du trash, des scènes de chirurgie très réalistes (difficilement visionnables pour moi qui craint vraiment ce type d'images), des secrets, de la drogue, cette série est un condensé de politiquement incorrect. Et elle repose beaucoup sur les épaules du génialement insupportable, égocentré et machiste Christian Troy.

Pour conclure, NIP/TUCK est passionnant lors de ses premières saisons mais aurait dû se terminer plus tôt, avant que cela devienne complètement invraisemblable.

 

TRUE DETECTIVE (Saison 1)

 

True Detective est une série visionnée alors que je n'étais pas encore tombé dans ce tourbillon chronophage qu'est Netflix. On me l'avait fortement conseillé et argument non négligeable, il n'y avait qu'une saison (une seconde est sortie plus tard, une autre histoire, de nouveaux comédiens, de mauvaises critiques donc je me suis cantonné à celle-ci) et peu d'épisodes. J'ai donc dit banco. Si, comme souvent quand on nous annonce qu'on va prendre une grosse claque, j'en attendais encore plus, j'ai quand même passé un excellent moment avec cette série, à l'allure de très long film. La construction est originale et intéressante, l'ambiance pesante, la réalisation au poil et les personnages principaux profonds et remarquablement interprétés (mention spéciale à Matthew McCaunoghey, bluffant).

 

 

THE SIMPSONS

 

Série culte s'il en est, Les Simpson (sans le "s" en France) doit son succès au talent de son créateur Matt Groening qui a trouvé la formule idéale en étant à la fois terriblement drôle et satirique, tout en faisant le plein de références et de clins d'oeil à l'actualité. Avec un style graphique original et reconnaissable au premier coup d'oeil et une galerie de personnages attachants (autant les principaux, la famille Simpson, que les nombreux secondaires), la série s'est fait une place de choix dans le coeur des téléspectateurs. Et son humour ravageur et grinçant n'y est bien sûr pas étranger, la critique est intelligente et personne n'est épargné: les Etats-Unis, les stars, les politiciens, le capitalisme, la religion, la famille,...

A noter, et c'est assez rare pour être souligné, la qualité des voix françaises, notamment Marge et Homer, qui restent inoubliables.

Mythique.

 

FRIENDS

 

Friends, c'était la série incontournable de tous les adolescents de mon époque et je n'ai pas échappé à ce phénomène de société. Ma génération a vécu des années durant au rythme des joies, peines, surprises et désillusions de ces six colocataires terriblement attachants (mon préféré était Chandler). Outre son humour omniprésent, la qualité principale de ce sitcom était le talent de ses comédiens qui formaient une famille à laquelle on a tous eu envie d'appartenir et qui interprétaient, chacun avec ses caractéristiques, des personnages forts et complémentaires. Tout au long de ses dix saisons, la série traite de tous les sujets, des graves comme des petits tracas du quotidien, et le fait chaque fois avec humour. Quoi qu'il arrive, Friends restera la référence des sitcoms humoristiques pendant un long moment. 

Inoubliable.

 

 

ANGIE TRIBECA

 

Dix épisodes de 20 minutes seulement composent la première saison et c'est tordant. Dans le plus pur style de mes comédies cultes Hots Shots et autres Y a t-il un flic..., Angie Tribeca (du nom du personnage principal) est un enchainement ininterrompu de blagues absurdes (1 vanne toutes les 30 secondes). C'est complètement débile mais si vous aimez le genre (disparu depuis bien longtemps) (les dernières tentatives en la matières n'étant clairement pas au niveau), c'est que du bonheur.

MINDHUNTER

 

Parfois, il suffit d'un nom pour qu'un projet éveille un intérêt ou fasse saliver. Pour Mindhunter, par exemple, c'est le cas puisque c'est le grand David Fincher qui la produit et réalise quatre des épisodes de la première saison (la seule disponible à l'heure actuelle). Et dès les premières secondes, on reconnait la patte du maître, dans l'ambiance, le découpage, la photographie, ce qui est évidemment un gage de qualité. Deux agents du FBI, aidés d'une psychologues, réalisent des entretiens avec plusieurs tueurs en série afin de mieux cerner leur personnalité et aider le FBI lors de futures enquêtes criminelles. Le sujet est intéressant (le paradoxe fascination/aversion du personnage principal face aux tueurs notamment), les comédiens sont bons et la réalisation au poil, Mindhunter est donc une très bonne série. Il lui manque juste un petit je ne sais quoi pour en faire une grande série.

 

 

DIX POUR CENT

 

On le sait tous, les américains sont très doués pour faire de très bonnes séries. Et nous là dedans, on donne quoi? Dix pour cent me faisait envie depuis un moment. Parce que j'en avais eu de bons échos et que j'ai la curiosité de voir un bon programme français mais aussi et surtout puisqu'il dépeint l'univers des agents (le titre est une référence à leur commission) et des comédiens. Des personnages, intéressants, bien interprétés et un plaisir de découvrir l'envers du décor (pas toujours reluisant) font de Dix pour cent une série agréable à visionner.

L'ATTAQUE DES TITANS

 

Sur les conseils avisés et insistants de mon petit cousin (qui a bon goût, il faut le reconnaître), je me suis lancé dans la série animée L'attaque des titans, soit une saison (pour l'instant) de 25 épisodes de 20 minutes. Et je ne l'ai pas regretté. Cette histoire improbable de lutte complètement inégale et disproportionnée entre la race humaine et des titans assoiffés de carnage est un régal. Un manga cruel, violent, haletant. Vivement la saison 2!


SENSE8

 

Je continue mon petit tour des chouettes séries Netflix avec cette fois la dernière création des soeurs (ex-frères) (si si) (c'est fou) Wachowski: Sense8. Ou l'histoire de huit personnes, aux quatre coins du monde, qui se retrouvent soudainement connectées sur les plans émotionnel, sensoriel et intellectuel, leur permettant d'interagir dans leur réalité respective. Si le rythme est parfois inégal et qu'il y a quelques facilités de scénario, on s'attache très facilement à ces huit sensitifs et leur plan pour déjouer une mystérieuse organisation qui les traque. Cette relation/communion entre les personnages est fascinante et on prend plaisir à suivre les histoires individuelles ainsi que la trame principale. Au grand dam des fans, la série s'arrête brutalement à la fin de la saison 2 (le coût du tournage étant prohibitif) mais heureusement Netflix a récemment annoncé revenir sur sa décision pour proposer un compromis: proposer un ultime épisode de 2 heures, concluant la série.