CES SÉRIES


Les Outsiders

Dans cette catégorie, on retrouve de bonnes séries, plaisantes mais pour lesquelles il manque des ingrédients pour atteindre les rangs des meilleures.

(ordre alphabétique)

Vous pouvez découvrir également l'éliteles déceptions et les mauvais élèves.

 

LES ANNEAUX DE POUVOIR

 

Série la plus coûteuse de l'histoire (à ce jour), Les anneaux de pouvoir, qui prend place dans l'univers du Seigneur des anneaux, était attendue de pieds fermes par les nombreux fans de la saga de Tolkien (dont je ne fais pas spécialement partie). J'aime bien l'univers, les différentes races et les films m'avaient séduits à leur sortie mais je ne suis pas un accro du Seigneur des anneaux. Je me suis donc lancé dans la série sans en attendre monts et merveilles, d'autant que j'avais entendu une majorité de retours négatifs. Au final, malgré d'évidents problèmes de rythme, d'enjeux et de charisme, je n'ai pas trouvé cette saison d'exposition si barbante que sa réputation le laissait entendre. Mais effectivement, si les images sont belles, la série aurait mérité d'être beaucoup plus épique . Pour la saison 2 ?

LA CASA DE PAPEL

 

La casa de papel fut un énorme succès. Sûrement car son scénario, pourtant classique dans la forme - une équipe de huit voleurs font une prise d'otages dans la Maison de la Monnaie de Madrid pendant que le cerveau de l'opération manipule la police depuis l'extérieur- arrive à tenir en haleine jusqu'au dénouement. Et c'est là la principale qualité de la série: elle sait être captivante. Là où je suis moins convaincu, c'est par les personnages qui, bien qu'attachants, ne sont pas suffisamment développés (mention spéciale tout de même à l'excellent Berlin), et surtout la bêtise de certains qui donne envie de les éclater contre un mur alors qu'ils ont le plan parfait. Plan parfait qui l'est d'ailleurs grâce à quelques invraisemblances et de nombreuses facilités de scénario, avec un Professeur qui a absolument tout prévu (pourquoi s'inquiéter du coup?). En bref, j'ai souvent été agacé par le manque de finesse (et des parties 3 et 4 vraiment dispensables) et la redondance de la structure mais j'étais tout de même pris dans l'histoire qui réserve un suspense efficace. 

 

THE DEUCE

 

Dans un univers 70's très bien dépeint, on assiste avec The Deuce a l'essor du marché de la pornographie et un regard quasi documentaire sur le milieu de la prostitution. Porté par le capital sympathie de ce bon vieux James Franco et le talent de Maggie Gyllenhaal, le show propose une vaste galerie de personnages très différents et assez développés. Et ce sont ces personnages qui font le charme de la série, le scénario ne réservant pas de grandes surprises. En gros, j'ai passé un bon moment avec The Deuce mais cette série ne fait pas partie de mes immanquables.

 

DRÔLE

 

Série courte (six épisodes) française ayant pour toile de fond le milieu du stand-up, Drôle réussit plutôt bien à remplir son objectif de divertissement. Le jeu est inégal (mais Younès Boucif irradie dans le rôle de Nezir) (et Mariama Gueye est très bien aussi), tout comme l'écriture, mais ça n'empêche pas de s'intéresser au destin de ces personnages. Attention, ne vous laissez pas tromper par le titre de la série (qui est logique par rapport au thème), Drôle n'est pas si drôle (les sketchs des humoristes sont d'ailleurs un peu trop systématiquement en dessous de la ceinture) mais permet de découvrir les coulisses d'un milieu en vogue mais au final peu représenté. Peut-être que le show aurait pu gagner en épaisseur au fil des saisons mais Netflix a semble t-il malheureusement décidé d'arrêter la production à l'issue de cette première saison.

THE END OF THE FxxxING WORLD

 

Adaptation d'un roman graphique, The end of the f***ing world est la petite hype du moment. J'étais donc curieux de la découvrir, d'autant qu'elle est très courte (8 épisodes de 20 minutes). Pour faire bref, cette mini-série est une fugue/road trip liant James, ado aux tendances psychopathes refoulées, et la rebelle Alyssa. Si elle ne restera pas parmi les séries m'ayant profondément marquées, The end of the f***ing world reste un chouette bonbon acidulé, avec deux personnages principaux aussi agaçants qu'intéressants (et très bien interprétés), une impertinence de tous les instants et surtout un ton britannique réjouissant.

EN THÉRAPIE

 

Se déroulant en quasi huis-clos tout au long des 35 (!) épisodes de cette première saison, En thérapie, la série d'Eric Toledano et Olivier Nakache, suit le déroulé de sept semaines de séances de cinq patients (un épisode par séance), suite aux attentats du Bataclan, en novembre 2015. Si le jeu d'acteurs est globalement très bon (mention spéciale à Frédéric Pierrot et Mélanie Thierry) (j'ai en revanche pas accroché au jeu de l'adolescente), j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, souvent très agressifs et défiants face à leur psychanalyste. Le concept reste toutefois original et intéressant, l'écriture est de qualité et les traumas des patients peuvent parler aux spectateurs. Il s'agit donc d'une bonne série mais je m'arrêterai à cette première saison, la faute à un manque d'empathie pour les personnages, un trop grand nombre d'épisodes et une certaine redondance qui finit par s'installer.

EUPHORIA

 

A peine sortie de désintox, la jeune Rue cherche à se réintégrer dans la société. Elle va se lier d'amitié avec Jules, une trans tout juste débarquée dans la ville. L'univers drogue/sexe/drogue chez des ados paumés ne m'attire pas forcément mais j'étais curieux de découvrir cette série couverte de louanges. Euphoria a plusieurs qualités: sa réalisation haut de gamme (parfois même trop esthétisante), ses multiples personnages réussis (qui pourraient chacun être le héros de sa propre série), sa bande son et son casting. Mais si j'ai aimé la construction d'Euphoria (notamment le fait que chaque début d'épisode se focalise sur le passé d'un des protagonistes), sa technique et certains personnages, la noirceur de son univers et le mal-être de tous ces ados laissent un goût étrange en bouche. En fait, je crois que j'ai trouvé Euphoria très bien sans prendre spécialement de plaisir à la regarder. Bizarre, non? 

 

GERMINAL

 

Un peu pour la curiosité de voir comment une série française ayant des ambitions visuelles allait s'en sortir et beaucoup puisque mon ami Guillaume Q. était cadreur dessus et m'avait montré des images backstage en cours de tournage, je me suis plongé sur cette fameuse adaptation de Germinal par France Télévisions. Et il faut le dire, le pari est globalement réussi. À une ou deux exceptions près (notamment un "méchant" qui en fait des caisses), le casting est excellent, les décors et les costumes ne sont pas en reste et techniquement, c'est très réussi, avec des images comme on aimerait en voir plus chez nous (et je ne dis pas ça que pour mon Guigui ^^). Et puis aussi et surtout, l'émotion est là. Cette adaptation de l'oeuvre culte de Zola vaut donc le coup d'oeil, d'autant qu'il n'y a que six épisodes.

H

 

Je connaissais bien sûr H puisqu'elle est sortie pendant mon adolescence et qu'il était difficile de passer à côté mais je n'avais vu jusqu'à présent que des extraits. Vingt ans plus tard, j'ai donc décidé de rattraper mon retard et de visionner les quatre saisons des aventures de Jamel, Eric et Ramzy, les trois employés les moins doués (sans compter l'incroyable Pr. Strauss) d'un hôpital qui servira de décor principal. Si la série est globalement drôle et portée par le capital sympathie de ses personnages, il faut reconnaître que l'humour a parfois mal vieilli, la faute à de nombreuses blagues qui passeraient beaucoup moins bien à notre époque (puisqu'elles seraient certainement considérées comme racistes ou sexistes). Mais il n'est pas rare de sourire devant la bêtise des protagonistes ou quelques punchlines bien senties. 

LA MÉTHODE KOMINSKY

 

Ancien comédien star, Sandy Kominsky se reconvertit en coach d'acteur et monte son école à Los Angeles. En plus de ses problèmes personnels, il doit s'occuper de son meilleur ami et agent déprimant après le décès de son épouse.

Créée par Chuck Lorre (Big Bang Theory) et ayant remporté les golden globes de la meilleure série comique 2019 et du meilleur acteur dans une série comique pour Michael Douglas, La méthode Kominsky partait sous de bons auspices. Les points forts de la série sont le duo de personnages principaux octogénaires (Michael Douglas donc et le très bon Alan Arkin) et leurs préoccupations qui changent de ce que l'on a habitude de voir traiter (la vieillesse, la prostate, la sexualité chez les personnes âgées,...), l'humour caustique et le format sympa (8 épisodes de 25 minutes). 

Un série fort sympathique donc, pas inoubliable mais rafraichissante (oui malgré l'âge de son duo principal).

 

LOKI

 

Afin d'étendre un peu plus (comme si les innombrables films ne suffisaient pas) son univers, Marvel développe avec Disney+ diverses séries sur ses personnages plus ou moins secondaires. Après Wandavision, que j'avais trouvé très prometteuse avant de rentrer dans un moule trop conventionnel, je me suis intéressé à Loki, réputée pour être la meilleure série Marvel de la plate-forme. Comme son nom l'indique, elle met en scène le Dieu de la malice et enfant terrible d'Asgard. Et c'est d'ailleurs son principal atout, Loki (et son interprète Tom Hiddleston) étant un personnage attachant (et complexe), formant un duo efficace avec le toujours sympathique Owen Wilson. Malheureusement, le rythme global est loin d'être au top (ça s'emballe un peu en deuxième partie), les personnages secondaires plutôt fades et je pense que Disney aurait pu mieux exploiter la perfidie du personnage pour sortir des sentiers battus. Sympathique mais sans plus, donc.

 

MASTER OF NONE

 

Je viens de terminer les deux saisons de cette série créée, écrite, produite, jouée et réalisée (entre autres) par le comédien et "stand-uper" Aziz Ansari. On y suit le quotidien de Dev, un comédien trentenaire new-yorkais d'origine indienne, et donc ses tracas professionnels, amoureux et existentiels. J'aurais du mal à conseiller ou déconseiller cette série car elle est plutôt homogène sans gros coups d'éclat ni séquences ratées. L'écriture est subtile, de nombreux thèmes sont abordés, certains moments sont amusants, d'autres touchants. On peut à l'occasion se retrouver dans le personnage de Dev (comment ne pas tomber amoureux d'Alessandra Mastronardi? PS: oui, coup de coeur pour cette comédienne italienne au charme ravageur qui illumine la deuxième saison) et la série devrait parler à un public trentenaire. J'ai donc suivi le show sans déplaisir mais sans attendre avec impatience l'épisode suivant.

MINDHUNTER

 

Parfois, il suffit d'un nom pour qu'un projet éveille un intérêt ou fasse saliver. Pour Mindhunter, par exemple, c'est le cas puisque c'est le grand David Fincher qui la produit et réalise quatre des épisodes de la première saison (la seule disponible à l'heure actuelle). Et dès les premières secondes, on reconnait la patte du maître, dans l'ambiance, le découpage, la photographie, ce qui est évidemment un gage de qualité. Deux agents du FBI, aidés d'une psychologues, réalisent des entretiens avec plusieurs tueurs en série afin de mieux cerner leur personnalité et aider le FBI lors de futures enquêtes criminelles. Le sujet est intéressant (le paradoxe fascination/aversion du personnage principal face aux tueurs notamment), les comédiens sont bons et la réalisation au poil, Mindhunter est donc une très bonne série. Il lui manque juste un petit je ne sais quoi pour en faire une grande série.

 

THE OA

 

Le pitch de cette série (1 seule saison pour le moment) est très intrigant: une femme aveugle portée disparue depuis 7 ans est de retour chez elle... et elle peut voir. The OA est étrange, captivant mais avec un bémol pour la fin, qui semble bâclée et donne peu de réponses. Mais cela ne doit pas vous empêcher de découvrir cet OVNI, en espérant que la seconde saison, qui vient d'être annoncée, sera riche en (bonnes) surprises.

PEAKY BLINDERS

 

Le problème quand on nous survend quelque chose, c'est le risque d'être déçu. Peaky Blinders est une très bonne série mais on me l'a vendue extraordinaire, au même niveau que Breaking Bad, et force est de constater que j'ai un peu déchanté. Ce petit désagrément mis à part donc, retenons le principal: Peaky Blinders est un show de grande qualité, avec une photographie exceptionnelle, une bande-son de tout premier ordre (dont de nombreux morceaux de ma chouchou PJ Harvey), une immersion totale grâce à de beaux décors et costumes et quelques bons comédiens (non pas toi Adrien Brody, qui en fait des tonnes en gangster italien). Peut-être qu'un manque de surprises (on a bien compris que Tommy Shelby est plus malin que tout le monde), des pistes dramatiques mal exploitées et un brin de caricature, empêchent Peaky Blinders de faire partie de mes séries préférées. Je vous la recommande donc mais on est quand même loin de Breaking Bad.

 

PEEPOODO & THE SUPER FUCK FRIENDS

 

Voilà un dessin animé dans un genre complètement différent, à ne pas mettre non plus devant des yeux innocents (non, vraiment, ne vous faites pas avoir par le dessin mignon du personnage principal), Peepoodo & the super fuck friends est unesérie animée de 18 épisodes d'environ 4 minutes chacun dans lequel on voit des bites et des vagins partout et tout le temps. Ici, la censure est loin, très loin et le délire des auteurs va encore plus loin. Bien que ce soit extrêmement trash et vulgaire, les messages sont chaque fois positifs, comme pour un dessin animé pour enfants. Et même si les épisodes sont inégaux, on s'amuse bien devant ces aventures complètement décomplexées de Peepoodo.

PENNY DREADFUL

 

Londres à l'époque Victorienne, Dorian Gray, Dr. Frankenstein et sa créature, le loup-garou, Dracula et d'autres qui cohabitent dans le même univers ainsi que la sympathique bouille du rare Josh Hartnett, voilà un cocktail qui a pas mal d'atouts pour attirer ma curiosité. A cela on peut ajouter une superbe photographie, de beaux costumes et le charisme de Timothy Dalton. Esthétiquement, Penny Dreadful et son romantisme gothique font un sans faute.  Mais malgré son esthétisme incontestable, la série n'est pas parfaite. J'ai par exemple eu le sentiment que le show aurait gagné à être plus dense ou à approfondir certains personnages. Et je pensais que certaines sous-intrigues importantes allaient finir par se recouper avec la trame principale pour un final grandiose, ce qui n'a pas été le cas. De légers bémols pour une série plaisante et élégante.

QUEEN'S GAMBIT

 

J'en ai tellement entendu parlé que j'ai fini par la regarder cette mini série Netflix qui cartonne : Le jeu de la dame (Queen's gambit en V.O.). Et puis moi qui suis friand des séries courtes (un peu la flemme de me lancer dans des séries de cinq saisons, en général), c'était une bonne occasion de lui donner sa chance. En pleine Guerre froide, une orpheline lutte contre ses problèmes de dépendance lors de sa quête pour devenir la plus grande joueuse d'échecs au monde. Cette série se regarde très facilement et contient de nombreux atouts: une très belle photographie, de jolis costumes, un rythme soutenu, le charme atypique d'Ana Taylor-Joy, entre autres. Et le défi pas si facile de rendre les échecs intéressants à l'écran est relevé. Une belle réussite donc.

SAMURAÏ CHAMPLOO

 

Cela faisait plusieurs années que Samuraï Champloo me faisait de l'oeil, j'ai enfin pris le temps de visionner cet animé d'une saison de 26 épisodes et créé en 2004. On y suit les pérégrinations d'un trio que tout oppose à la recherche d'un samuraï qui sent le tournesol. J'aurais voulu adorer cette série car elle a d'indéniables qualités (des personnages principaux aussi différents qu'attachants, des combats épiques, un mélange étonnant mais réussi de Japon médiéval avec du hip-hop) mais je l'ai juste bien aimée, la faute à un scénario qui manque de consistance et des passages un peu longuets.

LES SAUVAGES

 

Après la très bonne surprise Hippocrate, je me lance dans une nouvelle création française signée Canal +. Encore une fois, la chaîne cryptée réussit son coup et encore une fois (et ça fait bien plaisir) le casting est très bon. Mini-série d'anticipation, Les Sauvages nous présente une France qui s'embrase suite à la tentative d'assassinat du nouveau président de la république, qui est d'origine maghrébine et qui devait représenter l'espoir de réunir le peuple. Deux familles qui sont liées mais que tout oppose se déchirent. Entre le thriller politique, le récit d'espionnage et le brûlot sociétal, Les Sauvages avec plaisir, malgré quelques facilités de scénario et de nombreux moments où la post-synchronisation fait tâche.

SENSE8

 

Sense8 est la dernière création des soeurs (ex-frères) (si si) (c'est fou) Wachowski.  Ou l'histoire de huit personnes, aux quatre coins du monde, qui se retrouvent soudainement connectées sur les plans émotionnel, sensoriel et intellectuel, leur permettant d'interagir dans leur réalité respective. Si le rythme est parfois inégal et qu'il y a quelques facilités de scénario, on s'attache très facilement à ces huit sensitifs et leur plan pour déjouer une mystérieuse organisation qui les traque. Cette relation/communion entre les personnages est fascinante et on prend plaisir à suivre les histoires individuelles ainsi que la trame principale. La série s'arrête brutalement à la fin de la saison 2 (le coût du tournage étant prohibitif) mais Netflix a finalement proposé un ultime épisode de 2 heures, concluant la série. Malheureusement, ce très long dernier épisode est décevant  Quelques facilités, pas mal de "fan service" et surtout beaucoup trop bourré de bons sentiments. Mais malgré ce final raté (à mon sens), Sense8 reste une série originale et intéressante.

 

UNDONE

 

Diffusée sur Amazon Prime Video, Undone avait à la base trois arguments pour me séduire: tout d'abord, elle est réalisée par les créateurs de Bojack Horseman, ce qui est un sacré gage de qualité, ensuite elle est courte (une saison, 8 épisodes de 23 minutes) et surtout, elle utilise la (rare) technique de la rotoscopie qui donne une identité unique au show. Le parti-pris artistique est à la fois fascinant et perturbant et sert parfaitement l'univers. De quoi ça parle d'ailleurs? Après un accident de la route qui a failli lui coûter la vie, Alma se découvre un nouveau rapport au temps et se sert de cette nouvelle capacité pour découvrir la vérité sur la mort de son père. Pour conclure, Undone est une série OVNI tant sur sa forme que sur le fond (voyage mystique? maladie mentale? don extraordinaire?) qui mérite qu'on s'y intéresse.

 

UPLOAD

 

Dans un futur où les humains sont capables de "s'uploader" dans la vie après la mort, Nathan, mort prématurément, est accueilli dans un paradis électronique par une certaine Nora. Il va lui falloir s'adapter... Voilà pour le pitch de cette série méconnue d'Amazon Prime. Bon, on va pas se mentir, ce n'est pas pour rien si Upload n'a pas décollé. C'est parfois un peu facile, cliché, le casting n'est pas très bon et l'intrigue sans surprise, avec notamment une amourette bien gentillette. Mais tout n'est pas à jeter pour autant: la série fourmille de bonnes petites idées sur la technologie de demain, l'univers est intéressant et les épisodes s'enchainent facilement. Et puis on ne va pas se le cacher, Andy Allo a beaucoup de charme. Bref, Upload a le mérite d'être un série courte somme toute assez fraiche, à découvrir si vous voulez passer un moment sympa sans prise de tête et si vous n'êtes pas très regardant sur la subtilité.

VALIDÉ

 

Validé, c'est la dernière série Canal + (qui, il faut bien le dire, se trouve tout en haut des créateurs de programmes français) dans laquelle on suit l'éclosion explosive d'un jeune prodige du rap. Apash, pseudo artistique de notre personnage principal, va se retrouver, par un concours de circonstances et une bonne dose de courage et de talent, propulser nouvelle coqueluche du rap game français et son parcours pour réaliser son rêve va se retrouver semé d'embûches (entre les guerres d'égo, les connaissances nuisibles qui veulent croquer dans le gâteau et le passé qui fait des siennes). Si la série n'est pas parfaite (un jeu inégal, quelques facilités de scénario et parfois un manque de nuances), elle reste très efficace. On reste suspendu aux péripéties de notre héros, le son est bon et on nous montre le revers violent du disque d'or du monde du rap. Et puis en voilà une fin marquante ! 

 

WANDAVISION

 

Ayant une petite affection particulière pour Elizabeth Olsen depuis le très beau film indépendant Martha Marcy May Marlene, j'ai lancé cette série Marvel avec un a priori positif, d'autant que le traitement avait l'air plutôt original. Et je dois reconnaître que j'ai été agréablement surpris par les premiers épisodes, atypiques et audacieux, puisqu'ils sont sous la forme de programmes télévisés évoluant avec les âges et qui en font un véritable homme à la télévision et aux sitcoms. Malheureusement, la recette Marvel reprend rapidement ses droits pour nous proposer un scénario et des enjeux classiques. Et puis, c'est très personnel, mais je n'aime pas du tout Kathryn Hahn, la comédienne qui joue la méchante (un peu nulle). Après un départ rafraichissant, surprenant et prometteur donc, Wandavision m'a laissé un sentiment de gâchis. L'idée de Marvel de consacrer des séries à ses personnages secondaires est louable mais le résultat aurait pu être plus intéressant.