BLOG 2026

JUIN 2026

MAI 2026

Meilleure comédie pour SUPERNUL 

 

Bonne nouvelle pour mon film SUPERNUL, qui remporte le prix de la meilleure comédie au festival L'Art au Ciné. Pour l'anecdote, les nostalgiques des années 90 reconnaitront que le prix a été remis par Laly Meignan, ex-comédienne d'Hélène et les garçons

Pour voir ou revoir le court-métrage, c'est sur ce lien.

Exposition Splendeurs du Baroque 

 

Entre le XVIe et le XVIIe siècle, l’Espagne connaît une période de prospérité et d’influence culturelle exceptionnelle, portée par la Contre-Réforme catholique. Le Musée Jacquemart-André met à l’honneur l’art baroque hispanique dans l’exposition Splendeurs du baroque, organisée en collaboration avec la Hispanic Society of America de New York. Pour la première fois en France, une quarantaine de chefs-d’œuvre de maîtres tels que Velázquez, Greco ou Zurbarán sont présentés au public. Mais pour être honnête, je n'ai pas été emballé par cette exposition : le baroque hispanique ne m'a pas séduit ou procuré d'émotions. Seules les quatre oeuvres ci-dessous (dont ce beau portrait de jeune fille de Velázquez ou ce paysan de Ribera) ont retenu mon attention.

AVRIL 2026

Tournée-bonheur à La Réunion

 

Un an après être partis au Maroc avec la troupe de Gretel & Hansel, nous voilà de nouveau dans l'avion pour participer cette fois au festival Komidi à... La Réunion ! Sept représentations prévues dans différents endroits de l'île et un peu plus de 15 jours sur place pour prendre du bon temps. Et c'est ce que nous avons fait. Point de vue travail, tout s'est impeccablement passé, le public a répondu présent dans chaque salle et l'accueil réalisé par les bénévoles du festival était formidable. Chaque soir, les troupes des différents spectacles se réunissaient en compagnie de l'équipe de bénévoles et de techniciens pour des repas conviviaux où le rhum arrangé coulait à flots (bon, pour moi, c'était surtout orgie de jus de fruit de la passion (incroyable!) et jus de goyavier (super découverte!).

Nous avons commencé nos pérégrinations dans l'Île avec la découverte de deux magnifiques cascades : la cascade du Grand Gallet et la Cascade du Trou Noir, deux endroits très plaisants et verdoyants, où il est agréable de chiller et pique-niquer. Nous avons rapidement pu voir également une partie de la route recouverte de lave solidifiée suite à la récente éruption de début avril. C'est assez impressionnant de voir cette masse noire, encore fumante, recouvrir le chemin habituellement emprunté par les voitures.

Suite à l'éruption du fameux Piton de la Fournaise, nous n'avons pu faire une randonnée jusqu'au sommet mais nous avons tout de même pu marcher aux alentours, parfois à hauteur de nuages (il arrivait qu'on ne voyait absolument rien à quelques mètres, faisant face à un mur blanc), et observer l'étonnante Plaine des Sables.

On s'est réservé une journée placée sous le signe de l'eau avec un tour en bateau pour apercevoir furtivement des dauphins et tortues puis un après-midi plage, avec eau à au moins 25 degrés et une faune et flore incroyables sous nos pieds qu'on a eu la chance d'observer grâce au combo masque / tuba. On a eu la surprise de découvrir des fruits dont je ne connaissais pas l'existence comme la carambole, le jaboticaba ou encore le goyavier, et même de déguster des succulentes variations du fruit de la passion.

La superbe (et fraiche) cascade Jacqueline était un merveilleux moment pour se détendre au milieu de la nature et la très plaisante marche jusqu'au Cap Jaune fut aussi un ravissement pour les yeux, avec sa plage de sable noir, ses vagues éclatant sur les rochers et cette verdure omniprésente.

Enfin, la dernière journée a été consacrée à Cilaos, une ville thermale située au centre de l'île de la Réunion, surplombée par le Piton des Neiges, un volcan escarpé et inactif. Deux heures de route très sinueuse pour y aller mais ça valait le coup : le paysage est mémorable et on a également pu profiter d'une baignade (probablement l'eau la plus froide dans laquelle je ne suis jamais entré) près d'une chouette cascade. 

Bref, cette tournée à La Réunion, c'était formidable !

Nouveau prix 

 

Décidément, mon court-métrage LA FACTURE  démarre parfaitement sa vie en festivals. Il vient de remporter son 3ème prix pour sa 3ème sélection, cette fois-ci le prix du public (audience award) (et parait-il à la quasi-unanimité d'après les organisateurs) au Love is Film Festival qui a eu lieu au Royaume-Uni. 

Coupures 

 

J'ai découvert il y a quelques mois Made in France de cette même compagnie La Poursuite du Bleu, et j'avais adoré. La pièce a d'ailleurs été récemment - et justement - récompensée d'un Molière de la meilleure mise en scène. J'avais donc hâte de découvrir Coupures, leur précédent spectacle, de retour à l'affiche.  Comment Frédéric, maire écologiste, agriculteur, jeune père de famille, engagé, rêveur, recyclage, circuit-court, pistes cyclables… bref, comment Frédéric a-t-il pu décider seul, et dans le secret, du déploiement de la dernière génération d’antennes-relais partout dans la commune ? Il m'est difficile d'émettre un véritable avis sur cette qui, au demeurant, a beaucoup de qualités : on sent clairement la patte de Samuel Valensi et Paul-Eloi Forget dans la mise en scène et la thématique et les comédiens étaient bons. Mais j'étais tellement mal installé dans cette salle du Théâtre de la Renaissance, avec une visibilité très réduite et une forte chaleur, que ça m'a gâché tout plaisir. 

 

2/2 

 

Les bonnes nouvelles continuent pour mon court-métrage LA FACTURE (vous pouvez découvrir le film en cliquant sur le titre) qui a gagné son deuxième prix (Best World Short Film) pour sa deuxième sélection. C'était cette fois aux World Indie Film Awards et ça fait bien plaisir. :)

Un enfant du rock raconte 

 

Philippe Manoeuvre, grand passionné de rock et figure emblématique du journalisme musical (ancien rédacteur en chef du magazine Rock & Folk entre autres), a eu la chance de côtoyer et d'interviewer la plupart des monstres sacrés ayant fait le rock, le punk et autres genres musicaux (Beatles, Rolling Stones, les Who, Johnny, Sex Pistols, Prince, Madonna, Gainsbourg, etc...). Accompagné du charismatique guitariste Yarol Poupaud, il raconte avec un plaisir non dissimulé sur scènes de nombreuses anecdotes croustillantes sur ses rencontres avec ces icônes de la musique. Si la mise en scène reste assez sommaire (le show aurait tout aussi bien pu être un podcast) et le spectacle tire en longueur sur la fin, il est toujours agréable d'en apprendre davantage sur les personnalités de nos idoles de toujours et les coulisses de ces rencontres hors du commun.

Tournée à Draveil 

 

Pas de repos pour les braves ! Gretel & Hansel a fait une escale de 4 super représentations (de 300 spectateurs chacune environ également) à Draveil, en Île-de-France, où Hélène et Yan (notre régisseur) jouaient à domicile. Encore une super salle et plein de formidables réactions des spectateurs.

Tournée à Port-Jérôme sur Seine 

 

Après la Nouvelle-Aquitaine, direction la Normandie, et plus précisément Port-Jérôme sur Seine, près du Havre. Si la ville est toute petite et très calme, c'était le contraire de la salle, dans laquelle nous avons jouer Gretel & Hansel devant environ 300 spectateurs à chaque représentation. Un nouveau beau succès et il était déjà temps de reprendre la route.

Amis et restos asiatiques 

 

En ce mois d'avril, deux amis proches sont venus dormir chez moi, Julien (qui vit à Bruxelles) et Éric (qui est désormais dans la banlieue lyonnaise). Tous les deux étant de grands amateurs de nourriture asiatique et moi-même étant grand seigneur (et surtout jamais contre la découverte de chouettes saveurs venant d'Asie), nous avons donc testé avec Julien Uncle Kang dans le 13ème (spécialiste des nouilles ceinture et sandwichs feuilletés rou jia mo) (les sandwiches étaient meilleurs en photos qu'en bouche), le très bon (mais un peu cher quand même) Wani, un coffee shop semi gastro et enfin la très bonne surprise hong-kongaise Dimdan Maidan avec ses excellentes nouilles accompagnées des irrésistibles raviolis wontons, son délicieux crispy pork et sa surprenante soupe de mangue. Enfin avec Éric et Pierre-Yves, nous avons testé la très bonne taverne de Zhao et ses pattes Biang Biang.

Street art dans le 13ème 

 

Pendant le week-end pascal avec Julien, nous n'avons pas fait que manger asiatique, malgré les apparences.  Vu que nous sommes allés dans le 13ème arrondissement pour déjeuner chez Uncle Kang, je ne pouvais pas laisser passer l'occasion de proposer (imposer ?) une balade digestive dans le quartier, sachant qu'il est considéré comme l'un des plus fournis en matière de street art (oui, j'étais tout foufou). Voici donc quelques découvertes de nos déambulations dans le 13ème. Et si j'étais seul, j'aurais sûrement poussé le vice d'en chasser beaucoup plus, peut-être même jusqu'à ce que mes jambes ne puissent plus me porter.

Bodies 

 

Alors je vais tuer dans l'oeuf tout suspense, j'ai beaucoup apprécié Bodies, qui se révèle être une des meilleures mini-séries de Netflix.  Il faut dire que dès le concept, ça part bien : quatre détectives à quatre époques différentes  de Londres se retrouvent à enquêter sur le même meurtre. En effet, un (même) corps nu apparait au même endroit en 1890, en 1941, en 2023 et en 2053. Bodies peut s'appuyer sur un casting formidable (à l'exception du Mannix ado, insupportable), notamment l'excellent Kyle Soller (que j'avais déjà remarqué dans Andor) et le charismatique Jacob Fortune-Lloyd, et une très belle réalisation, doublée d'une solide reconstitution de chaque époque. Si on peut lui reprocher parfois quelques facilités de scénario ou passages trop tarabiscotés,  voilà une mini-série mélant policier et science-fiction que je vous recommande sans sourciller.

 

Tournée à Bruges (mais pas le Bruges que tu crois) 

 

Non, ce n'est pas en Belgique mais bien en Nouvelle-Aquitaine que nous sommes partis jouer Gretel & Hansel dans une très belle salle (300 personnes environ à chaque représentation). On a bien rigolé et on en a profité pour se balader dans le très chouette centre-ville de Bordeaux (oui, forcément, j'ai chassé le street art!).

MARS 2026

Oh Joie ! 

 

Pour sa toute première sélection en festival, mon dernier film, LA FACTURE, a reçu son premier prix : le prix du public au festival Pour Faire Court qui avait lieu à Lyon. Comme je ne pouvais m'y rendre, les organisatrices m'ont demandé de faire une vidéo qu'elles diffuseraient si jamais je remportais un prix. Et visiblement, mon message a bien plu, j'ai reçu un mail d'un spectateur (à voir ci-dessous) qui m'a hyper touché. Doublement content donc !

 

Festival Light Optical Talent 

 

Mon film SUPERNUL a le vent en poupe en ce moment puisque quelques jours après le festival de Gisors, c'est au Pathé Levallois que nous avons été conviés, en compagnie de ma comédienne Pascale, pour le Festival Light Optical Talent. Toujours un plaisir de voir son court-métrage dans de belles conditions, à savoir projeté sur un écran de cinéma et dans une salle pleine. Un sympathique cocktail était prévu à l'issue de la projection et j'en ai profité pour prendre sur moi et discuter avec les gens présents et tenter de réseauter. C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Festival de Gisors 

 

Journée très sympathique au festival de Gisors, en Île-de-France, durant laquelle j'ai présenté mon film SUPERNUL, en compétition avec d'autres courts-métrages. J'étais accompagné d'Olivier, compositeur du film, et nous avons pu échangé avec les jeunes sur place, se faire interviewer et rencontrer les autres membres des films concurrents. 

Good Sex 

 

À Marseille, j'en ai également profité pour découvrir Good Sex, un spectacle au concept très original et intrigant. Deux comédiens invités (ils changent donc à chaque représentation) qui ne se connaissent pas, reliés par une oreillette à un souffleur qui leur dicte leur texte, jouent une histoire d’amour. Coachés en direct par une coordinatrice d’intimité, ils s’embrassent, se touchent avec un désir auquel nous devons croire. Comment faire pour que des gestes naturels dans la vraie vie se répètent sur scène avec la même aisance… surtout lorsque des centaines d’yeux vous fixent. 

Le métier de coordinateur d'intimité m'intrigue et je trouve le concept de comédiens invités et d'improvisation via souffleurs vraiment novateur donc j'étais vraiment très curieux de découvrir tout cela sur scène. Je ne regrette vraiment pas l'expérience, atypique et amusante, avec une mise en scène bien pensée mais je regrette tout de même que l'histoire et le texte soient assez faibles, et le soir où j'ai assisté à la représentation, un des deux comédiens n'était pas très bon (même si je conçois que l'exercice est difficile et courageux). Mais j'ai passé une bonne soirée devant ce théâtre atypique et le bord plateau à l'issue de la représentation était également intéressant.

 

Le sosie ! 

 

Et puisque j'étais à Marseille pour le shooting photo, c'était plutôt une bonne idée de prolonger un peu le séjour sur place afin de profiter du soleil, de voir ma famille, fêter l'anniversaire de mon père, faire un padel avec les amis et... découvrir cette campagne publicitaire en affichage dans les rues marseillaises qui me perturbait chaque fois que je la croisais. En effet, j'avais l'impression que le figurant flou au milieu me ressemblait énormément, à tel point que ça en est troublant. Et, bien que ma mémoire est officiellement désastreuse, je suis sûr à 100% de ne pas avoir participé à cette publicité. J'en conclus donc que j'ai un sosie dans les parages qui a en plus la même activité que moi.

Shooting publicitaire dans le sud 

 

Une fois n'est pas coutume, j'ai eu le plaisir de participer à un shooting publicitaire chez moi, dans le sud de la France, à Marseille. C'était pour la chaine hôtelière Best Western. Comme toujours avec les publicités, c'était chill et amusant à faire, cette fois il fallait avoir l'air de passer du bon temps en couple dans les installations de l'hôtel donc c'est sourire en toutes circonstances. C'était donc bonne ambiance au petit-dej, bonne ambiance les pieds dans l'eau de la piscine (très froide), bonne ambiance au restaurant et bonne ambiance à la réception. Bref, c'était bonne ambiance.

Sirens

 

Devon pense que sa sœur Simone entretient une relation toxique avec sa nouvelle patronne, l'énigmatique et mondaine Michaela Kell. La vie luxueuse de cette dernière est comme une drogue pour Simone, et Devon décide qu'il est temps d'intervenir. Lorsqu'elle retrouve sa sœur pour lui dire le fond de sa pensée, elle n'a aucune idée de la résistance que va lui opposer Michaela. Sirens a au moins deux qualités : son très bon casting (Juliane Moore et Kevin Bacon, évidemment excellents, mais aussi Milly Alcock, malgré son visage de petite peste, et surtout Maghann Fahy) et sa courte durée : cinq épisodes. Car il faut bien l'admettre, cette mini-série n'est pas passionnante. Si elle se laisse regarder comme un divertissement de facture honnête, Sirens ne décolle jamais vraiment, la faute à une écriture sans éclats, des pistes d'intrigues peu ou mal exploitées et un sentiment de "tout ça pour ça" à la fin. Rien de bien marquant donc.

La Zone Indigo 

 

Deux arguments solides m'ont poussé à aller voir La Zone Indigo : son autrice/metteuse en scène Mélody Mourey, qui avait déjà signé les excellents Les Crapauds Fous et La Course des Géants, entre autres, et son interprète principale, Ariane Brousse, excellente comédienne dont j'ai pu apprécier le talent dans d'autres pièces. Lorsqu’un cachalot équipé d’enregistreurs s’échoue sur la côte atlantique, une bioacousticienne et son équipe sont chargés d’enquêter sur l’origine de cette tentative d’espionnage. La Zone Indigo est un thriller d'anticipation qui suit un groupe de chercheurs dans une France totalitaire et mêle des considérations technologiques, politiques et environnementales. Quelques répliques amusantes viennent ajouter un peu de légèreté à ce rythme haletant (parfois même trop), la mise en scène et l'interprétation sont réussies, Mélody Mourey signe donc une nouvelle très bonne pièce. En léger bémol, je trouve dommage l'utilisation de décors générés par l'IA sur les écrans.

 

Festival Côté Courts à Cormeilles-en-Parisis 

 

Passable, court-métrage que j'ai écrit et interprété (film à découvrir ici), réalisé par Jérôme Piel-Desruisseaux, était en compétition à Cormeilles-en-Parisis pour la 17 édition du festival Côté Courts. J'étais donc présent pour représenter le film projeté au théâtre du Cormier et c'était bien sympa de pouvoir entendre les réactions en direct des spectateurs. 

Petit tour à Metz 

 

Le lendemain de la représentation de Makbeth à Forbach, nous avons fait un petit saut à Metz où nous avons pu apprécier la fameuse cathédrale et ses beaux vitraux ainsi que le musée Pompidou après avoir dégusté un excellent repas au restaurant l'Hespérius.

Makbeth à Forbach 

 

J'avais raté Makbeth par Munstrum Théâtre à Paris (ils étaient tout le temps complet) mais je n'avais pas dit mon dernier mot : c'est donc à Forbach, lors de l'une de leurs rares dates de tournée, que j'ai pu me rattraper. J'aurais voulu adorer la pièce parce que les images me fascinaient : un univers gothique aussi barré qu'atypique, des freaks, des masques, des costumes dingues, il y avait tout pour me plaire. Et si je ne regrette pas l'expérience de ce cauchemar hallucinatoire, j'ai moins apprécié que ce que je pensais. Je regrette d'avoir été placé au dernier rang d'une immense salle, ne pouvant apprécier à leur juste valeur les costumes et masques mais j'ai trouvé dommage qu'il y ait quelques longueurs, un texte en deça (dommage avec une aussi belle base) et une certaine redondance dans le gore. Restent une expérience unique, mémorable, une mise en scène marquante et plusieurs tableaux visuellement sublimes.

FÉVRIER 2026

Festival du Court-Métrage à Fréjus 

 

Le Festival du court-métrage de Fréjus a eu non seulement la bonne idée de sélectionner mon film SUPERNUL (à voir ici) mais en plus de m'inviter, en compagnie de mon actrice Pascale à assister à la projection. Transports et hôtel offerts ainsi qu'un cocktail avant et après la projection, le tour dans une immense salle remplie de 600 personnes. Bref, l'accueil était formidable. Pas de prix cette fois-ci mais il est toujours agréable de voir son film diffusé dans de si belles conditions et d'échanger avec les autres équipes présentes. 

Et puis on en a profité avec ma chérie pour faire un petit tour à Nice, où vit une partie de sa famille, et voir la mer.

Le Bourgeois Gentilhomme 

 

Après m'être régalé en fin d'année dernière avec L'école de danse à la Comédie Française, c'est cette fois-ci Le Bourgeois Gentilhomme qui est proposé par la crème du théâtre français, cette fois-ci en version "hors les murs", puisque la Comédie Française est en travaux. C'est donc le Théâtre de la Porte Saint-Martin qui accueille cette pièce qu'on ne présente plus de Molière, mise en scène par Valérie Lesort et Christian Hecq, ce dernier interprétant avec beaucoup de talent le rôle titre.  Forcément, avec autant de talents réunis, on ne peut passer qu'un bon moment. Jeu, mise en scène, on est sur du très bon niveau. Mais il manquait un petit je ne sais quoi pour ranger cette pièces parmi les oeuvres qui me marqueront durablement.

Potiche 

 

Quand Robert, patron austère d'une usine de parapluies, est victime d'un malaise, son épouse Suzanne se voit contrainte de reprendre les rênes de l'entreprise. Docile et dévouée, Suzanne se révèle finalement une cheffe d'entreprise brillante et inattendue ! Reprise d'une pièce de théâtre éponyme de 1980 (également adaptée au cinéma en 2010 par François Ozon avec, entre autres, Catherine Deneuve, Fabrice Luchini et Gérard Depardieu) (rien que ça), Potiche revient sur les planches avec Clémentine Célarié, le toujours très bon Philippe Uchan et la drag queen Paloma (très bien sur scène mais je n'ai pas compris l'intérêt de mettre une drag queen plutôt qu'une femme dans ce rôle). La pièce se révèle un vaudeville sympathique mais je pense ne pas être le coeur de cible, les situations étant très classiques voire assez datées et la mise en scène réduite à sa plus simple expression. Toutefois, la salle, plutôt âgée, a bien rigolé et les comédiens ne déméritent pas .

Exposition Flops  

 

Exposition originale et très intéressante au musée des arts et métiers : Flops?!, qui propose aux visiteurs de découvrir les raisons de tout un tas d'échecs en matière de design et d'innovations, que ce soit pour des raisons de prix, de timing ou de mauvaise conception. Par exemple, les plats préparés Colgate qui n'ont pas trouvé leur public car la marque évoque à tout le monde un goût de dentifrice, l'urinoir portatif et camouflé, le t-shirt de mauvais goût de Zara ou encore les jeux dangereux (les rollers de Barbie qui mettent le feu aux moquettes, la poupée qui mangent les doigts des enfants ou les fléchettes potentiellement mortelles à cause de leur poids). Les propositions absurdes de Jacques Carelman (en rose) étaient également très drôles. Bref, une super expo, ludique et passionnante.

 

Du charbon dans les veines  

 

Dans une petite ville minière du Nord de la France, Sosthène vient d'acheter une télé en noir et blanc. Il veut absolument voir la Coupe du Monde de foot en Suède. Pendant ce temps-là, son fils Pierre et son meilleur ami Vlad, creusent à la mine et jouent de l'accordéon dans l'orchestre local dirigé par Sosthène. Cette petite sphère joviale, malgré la poussière du charbon, ne sera plus vraiment la même le jour où la jolie Leila vient jouer de l'accordéon dans l'orchestre... Vainqueur de 5 Molières en 2025 (dont meilleur spectacle privé, meilleur auteur et meilleur metteur en scène) (rien que ça), Du charbon dans les veines de Jean-Philippe Daguerre est une pièce plaisante, qui prend place dans un cadre chaleureux mais je dois dire que je m'attendais à mieux en raison de ses nombreuses récompenses. Contrairement au jury des Molières, j'ai trouvé, notamment, la mise en scène et le texte assez conventionnels. Du charbon dans les veines a donc un beau titre et des qualités mais n'est pas indispensable selon moi.

 

De retour en boutiques !  

 

Bouygues Telecom a décidé de renouveler certaines des photos du shooting réalisé en 2022 pour cette période hivernale. Si vous passez devant une boutique du célèbre opérateur télécom, n'hésitez donc pas à vous arrêter quelques secondes devant leurs écrans LED, il se pourrait que vous reconnaissiez quelqu'un... ;)

Exposition Escher  

 

La Monnaie de Paris offre au public français sa première rétrospective à l'inclassable graphiste néerlandais Maurits Cornelis Escher, le maître de l’illusion d’optique et du graphisme qui a inspiré de nombreux artistes. Connu et reconnu pour ses oeuvres en trompe-l'oeil et ses architectures complètement farfelues, Escher n'hésite pas à déformer l'espace, parfois jusqu'à l'absurde. 

Ne connaissant pas Escher avant cette exposition, je n'ai pas regretté d'avoir visité cette rétrospective et découvert cet artiste atypique.

Exposition L'Empire du sommeil  

 

Quelques oeuvres de peintres plus ou moins connus ont été réunies au musée Marmottan pour une exposition consacrée au sommeil, et en particulier sur les XIXe et XXe siècles, périodes de grandes transformations sur l’imaginaire du sommeil. Vous trouverez ci-dessous les oeuvres m'ayant particulièrement marquées, comme par exemple La somnambule (1878) de Maximilian Pirner, Un martyr, Le marchand de violettes (1885) de Fernand Pelez ou encore L'homme endormi (1861) de Carolus-Duran que j'adore et que j'étais très content de voir en vrai. Une très belle exposition donc, avec un thème intéressant et de chouettes découvertes.

Exposition Eva Jospin et autres  

 

Trois expositions en une lors de cette visite du Grand Palais. Si les maquettes grandeur nature, esquisses et travaux préparatoires des six vitraux réalisés par Claire Tabouret pour la cathédrale Notre-Dame de Paris ne m'ont pas paru d'un grand intérêt, j'ai plus accroché au travail de l'artiste américaine Mickalene Thomas explorant la représentation des femmes noires au travers de portraits pop composés d'un mix de matières (strass, paillettes, vinyle,...) et techniques. Mais la véritable grande découverte, c'est l'exposition "Grottesco" d'Eva Jospin, qui m'a complètement scotchée. Le travail est colossal et très impressionnant. La plasticienne parisienne propose des installations et des sculptures de grottes, cavités ou architectures imaginaires en carton, d'une redoutable précision, un véritable travail d'orfèvre. 

Made in France  

 

Alors qu'Émile vient d'obtenir sa peine aménagée pour travailler à l'usine (et ainsi rêver d'une sortie rapide pour bonne conduite), il est accueilli par une mauvaise surprise : l'usine s'apprête à délocaliser. Il n'a plus le choix : pour se sauver, il faut qu'il devienne le meilleur des syndicalistes, sauve l'usine, ses collègues et, peut-être, au passage, le pays tout entier. J'avais loupé cette pièce au festival d'Avignon 2025 (complet tout le mois), je n'ai donc pas manqué l'opportunité de me rattraper lors de son retour à Paris, au théâtre de la Renaissance, et suis très heureux de mon abnégation : j'ai pris un énorme plaisir à découvrir Made in France, une pièce finement écrite, bien interprétée et avec une vraie proposition de mise en scène fluide, dynamique et originale. C'est le genre de théâtre que j'aimerais voir plus souvent : intelligent, divertissant, malin et d'actualité.

Sortie de mon film "LA FACTURE"  

 

Je suis très heureux de vous présenter « La Facture », court-métrage que j’ai écrit, produit et réalisé dans le cadre du festival Nikon dont le thème est cette année : la beauté.

Une fois n’est pas coutume, j'ai le plaisir de vous faire découvrir en même temps les deux versions du film :

- la version complète que vous pouvez visionner en cliquant sur la vignette ci-dessous.

- la version Nikon (2min20) (contrainte de temps imposée en plus du thème) :

À noter qu'il est possible de soutenir le court-métrage en votant sur sa page Nikon (nécessite une inscription express).

Un grand merci à ma magnifique équipe !

JANVIER 2026

Gretel & Hansel à Brest  

 

Notre pièce Gretel & Hansel continue de nous faire bourlinguer. Cette fois-ci, nous avons posé notre camion, après 7h de route, à Brest, où nous avons passé un très chouette séjour pluvieux et une belle représentation. 

Pluribus  

 

Romancière à succès commerciaux, Carol Sturka est l'une des seules personnes au monde immunisées contre la propagation d'un virus d'origine extraterrestre qui unit mentalement la population mondiale dans une forme d'esprit de ruche pacifique et heureuse. Cette situation la rebute, et elle cherche à trouver un remède contre ce virus pour revenir à la situation passée. Le postulat de départ de Pluribus me plait beaucoup : c'est étrange, original, dérangeant. Si je trouve que cette première saison ne tient pas toutes ses promesses sur la longueur, elle permet de montrer tout de même qu'il est possible de la très bonne science-fiction / anticipation en tout simplicité, sans abuser d'effets spéciaux ou de moyens démentiels. La série aurait gagné à être resserrée au niveau du rythme et peut-être même à avoir une chute forte pour ne durer qu'une saison. Malgré des petites réserves, j'ai en tout cas apprécié la proposition et aimerait découvrir plus de série du genre.

 

Manuel de survie  

 

Je n'ai jamais été un grand adepte du one man show et du stand-up (pas sûr de bien maitriser la différence, au passage) parce que je ne me trouve pas très bon public devant ce type de spectacle et ça me met donc mal à l'aise. Bref, une invitation m'a poussé à aller voir Manuel Salmero dans son seul-en-scène Manuel de survie. Manuel a une bonne tête et un vrai capital sympathie. Son spectacle est agréable sans être mémorable mais je ne saurais trop le conseiller ou pas, n'étant pas suffisamment connaisseur de ce que fait la concurrence.

Andor  

 

Préquelle du film Rogue One (2016), la série Andor suit les aventures de Cassian Andor, pilote débrouillard qui participe aux prémices de la rébellion contre l'Empire galactique, s'engageant dans ce qui deviendra l'Alliance rebelle. Considérée par certains comme la meilleure série estampillée Star Wars, j'étais curieux de la découvrir. Mais j'ai au final vraiment préféré The Mandalorian car malgré des qualités évidentes - notamment les magnifiques costumes et décors et des personnages secondaires intéressants et bien interprétés (la sublime Adria Arjona (Bix) qui illumine l'écran, la très élégante Geneviève O'Reily  (Mon Mothma) ou l'impeccable Kyle Soller (Syril Karn)), Andor souffre de deux défauts importants : le manque de charisme et de crédibilité de son personnage principal (interprété par Diego Luna) et beaucoup trop de blabla, intrigues secondaires complexes qui m'obligent à faire ce jeu de mots foireux : parfois, on s'Andor. Reste tout de même une bonne série, fidèle à son univers, mature et esthétiquement léchée.

Tournage de mon film "LA FACTURE"  

 

Après deux bonnes semaines très intenses à tout préparer dans les moindres détails, il est temps de concrétiser tout ça et de mettre en image mon scénario nommé "La Facture" que je réalise dans le cadre du festival Nikon. Grâce à une formidable équipe et malgré quelques péripéties, le tournage s'est bien passé, j'ai adoré réaliser et il est à présent temps de se consacrer à la post-production. Résultat à découvrir dans peu de temps !